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Languedoc

Un projet inédit de vignes résidentielles

Vendredi 13 mars 2015 par Alexandre Abellan

Languedoc : un projet inédit de vignes résidentielles

A la croisée des chemins de la copropriété rurale, de l'immobilier de loisir et du Groupement Foncier Agricole, le projet de vignes résidentielles de Gontran Dondrain est une solution inédite aux enjeux du foncier viticole, et même de l'oenotourisme. Propriétaire du château Cabezac (40 hectares en AOC Minervois), il propose à des investisseurs de devenir les propriétaires d'appartements ou de villas liés à la propriété de vignes languedociennes. « Ce n'est pas un portage en parts sociales comme on le voit normalement dans le vignoble. Ici il n'y a pas de division sociétale entre associés, chaque investisseur possède individuellement et intrinsèquement une vigne » souligne Alain Charbonnel, le responsable développement de Gad Investissement (holding des actifs du château Cabezac).

Dans le détail, deux modalités d'investissement sont commercialisées, soit l'achat d'une bastide de 300 m² avec un hectare à planter (pour un investissement de 1,25 millions euros, avec une valorisation du terrain viticole de 25 000 €/ha), soit l'acquisition d'un appartement de Résidence Hôtelière Oenotouristique (à 4 000 € le m², avec un ration de 1 ha viticole pour 100 m² d'investissements). L'exploitation viticole des parcelles diffère selon les cas. Pour l'achat de studios, les parcelles audoises sont mises en fermage pour 10 ans par le Mas de Cazelles (filiale du château Cabezac). Dans le cas des fermes/villas, les terrains vont servir à installer un jeune exploitant, dans le cadre d'un Groupement d'Intérêt Economique. Plantées sur le plateau de Cazelles (cru du Minervois, dans l'Hérault), ces vignes pourraient être accompagnées d'oliviers et arbres fruitiers. Si 8 appartements dans la résidence hôtelière ont déjà été vendus (et sont opérationnels), les travaux pour les bastides doivent commencer en avril, avec un projet pilote (soutenu par un investisseur chinois).

Les investisseurs auront toujours le statut de “propriétaire agricole non exploitant”, et leurs revenus se répartiront entre une recette immobilière versée en euros (obtenue par location touristique), tandis que la recette viticole le sera en bouteilles (ou en cash via une société de négoce dédiée). D'après le dossier fourni, les retours sur investissements seraient de 2 à 8 % pour l'immobilier et de 5 % sur la vigne à long terme. « Pour le vigneron, l'intérêt est de pouvoir développer son vignoble en scindant son fonds de commerce de son exploitation » conclut Alain Charbonnel

 

 

[Photo de plantiers : château Cabezac]

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