LE FIL

Millésime 2014

La production provençale en hausse de 15%

Mardi 10 mars 2015 par Emilie-Anne Jodier La Vigne-Vitisphere

Millésime 2014 : la production provençale en hausse de 15%

« Il faut aller chercher de nouveaux consommateurs! » a scandé Jean-Jacques Bréban, président du CIVP à l’occasion de la conférence de presse de l’interprofession, lundi 9 mars, à Paris. La consommation de rosé évolue, elle devient mondiale : les rosés de Provence doivent se positionner sur le marché international. »

En 2014, la Provence, toutes couleurs confondues, a produit 1,4 millions d’hl, soit une augmentation de 15% par rapport aux deux petites récoltes précédentes. 89% de ces volumes sont des rosés, représentants 1,2 millions d’hl. Ce millésime plus généreux permet à la filière de respirer après deux campagnes tendues en raison de petites disponibilités.

En France, 37% des rosés de Provence seront vendus en grande distribution, 18% en CHR, autant en vente directe, le reste par les cavistes (5%) et le hard discount (4%). 18% également des volumes de rosés partent à l’export. Ce débouché est l’un des plus dynamiques pour la région (+12% en volume entre 2013 et 2014, +25 % en valeur, selon la FEVS), qui entend bien y briller face à une concurrence féroce.

Dans le monde, quatre pays se partagent le plus gros des exportations de rosé : l’Espagne et l’Italie, les Etats-Unis et la France, quatrième en volume mais première en valeur. L’international est donc un gage de valorisation pour les rosés français, lesquels doivent désormais se tourner vers de nouveaux marchés, comme la Russie, le Canada et pourquoi pas la Chine, réputée peu disposée à boire cette couleur.

« On nous avait dit, il y a quelques années, que nous ne vendrions pas de rosé au Brésil, se souvient Jean-Jacques Bréban. Aujourd’hui, cette couleur représente un quart des vins consommés par les brésiliens aisés urbains (selon une étude Wine intelligence dévoilée à l’occasion de la conférence de presse, NDLR). Il faut ouvrir des marchés et nous positionner en tant que leaders sur la qualité. »

Si l’export offre des perspectives au rosé, le marché intérieur réserve également quelques belles pistes. Une enquête commandée par le Cniv a, pour la première fois, mis en évidence la sous-représentation des rosés chez les cavistes parisiens. Ceux-ci ne proposent que 6% de vins de cette couleur (où les rosés de Provence occupent un tiers des références proposées) pour 64% de rouges et 30% de blancs. Tout un domaine à conquérir ! D’autant plus ces vendeurs parisiens valorisent bien les rosés de Provence : 13 euros le col, contre un prix moyen de 10 euros tous rosés confondus. Il est donc temps de conquérir ces cavistes de la capitale.

 

Crédits photo : Emilie-Anne Jodier

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