LE FIL

Beaujolais

Une cuvée mise sur le gamay

Vendredi 06 mars 2015 par Mathilde Hulot La Vigne - Vitisphere

Beaujolais : une cuvée mise sur le gamay

Un fond d'investissement américain, Third Leaf Partners, lance un vin de marque dans le Beaujolais, en misant sur le Gamay Noir plutôt que sur l’appellation. Pour souligner l’aspect révolutionnaire de sa démarche, l’étiquette reproduit le célèbre tableau de Delacroix, La liberté guidant le peuple.


 

« Il nous fallait trouver un autre modèle, plus progressiste et certainement plus durable à la fois pour les investisseurs et les partenaires, c'est-à-dire les domaines et les vinificateurs », explique Manoel Bouchet, co-fondateur de Bonnet Rouge, filiale de Third Leaf, et co-gérant de RMD Conseils à Beaune.


 

L'idée est venue de faire un vin de marque Bonnet Rouge. C’est « le bonnet de la liberté », clame Manoel Bouchet se référant à celui que porte la Marianne du tableau « La liberté guidant le peuple » de Delacroix, tableau qui sert d’illustration principale aux étiquettes.


 

L’entreprise produit trois cuvées : Gamay Noir, Cuvée Marianne (assemblages de crus) et Régnié (à terme). La vinification a lieu à Lancié, dans une cave temporaire, ou chez les vignerons selon un cahier des charges.


 

Pour la cuvée Gamay Noir, les mots Bonnet Rouge et, en dessous, Gamay Noir occupent toute l'étiquette. L'appellation Beaujolais-Villages et les autres mentions obligatoires n'apparaissant que sur la contre-étiquette. C'est un assemblage de Beaujolais-Villages et de crus du Beaujolais vinifiés séparément. Ce premier millésime, un 2013, est fermenté pour 90 % en cuve béton et pour 10 % en fût de chêne neutre. La fermentation, traditionnelle, est semi-carbonique et l'élevage est de huit mois.


 

Bonnet Rouge s'adresse essentiellement à la restauration, pour une vente au verre. Il a été lancé le 15 janvier aux Etats-Unis. Le vin sera proposé en Europe et en Asie. Le prix public conseillé est de 15 € TTC pour la cuvée Gamay Noir et 25 €TTC la Cuvée Marianne.


 

« Nous souhaitons participer au renouveau du Beaujolais et proposer un nouveau modèle commercial pour la région, avance Manoel Bouchet. Il s'agit de redynamiser la chaîne de valeur, de rétablir des prix normaux et de faire naître, espérons-le, des vocations. »

 

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