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Bordeaux

Un prestataire de service propose le traitement par panneaux récupérateurs

Jeudi 05 mars 2015 par Colette Goinère La Vigne – Vitisphere

Bordeaux : un prestataire de service propose le traitement par panneaux récupérateurs

Comment éviter les problèmes de voisinage lorsque qu’on fait des traitements phytosanitaires ? Banton et Lauret, prestataire de service spécialisé dans les travaux viti-vinicoles a une réponse. L’entreprise girondine vient de se doter d’un pulvérisateur à panneaux récupérateurs Clemens qu’elle a monté sur un enjambeur. Objectif ? Traiter les parcelles en bordure d’habitation ou d’écoles.

 

« Nous sommes les premiers à proposer cette prestation avec ce type d’équipement qui permet de récupérer la bouillie plutôt que la laisser se disperser dans l’environnement, indique Benjamin Banton, gérant de la PME située à Vignonet. Nous avons identifié un grand nombre de parcelles de vignes à risque en Pessac-Léognan, dans le Libournais ou le Médoc. Notre prestation peut intéresser tous les viticulteurs respectueux de l’environnement. »

 

Le pulvérisateur fonctionne à l’aide de flux tangentiels (jet porté). La bouillie passée au travers du feuillage est récupérée en bas du panneau opposé aux jets, filtrée puis renvoyée dans la cuve de bouillie.

 

Banton et Lauret a choisi Clemens pour sa légèreté et sa compacité. Reste un inconvénient : comparé à une pulvérisation classique, le débit de chantier est plus lent. « On ne peut traiter que deux rangs à la fois, reconnaît Benjamin Banton-Lauret. Forcément, le coût n’est pas le même. Il faut compter 100 euros à l’hectare contre 65 à 70 euros pour un traitement sans panneaux récupérateurs. »

 

Le château Pape Clément propriété des Vignobles Bernard Magrez, est bigrement intéressé par cette prestation. Au point de participer à l’achat du pulvé. Il est déjà client de Banton et Lauret. Sur 60 ha de vignes, 30 ha jouxtent des zones habitées, Les vignobles Magrez vont débourser la moitié des 50 000 euros que coûte l’appareil en contrepartie « d’une mise à disposition du matériel en priorité et d’une facturation moins importante », indique Benjamin Banton.

 

« Avec cet équipement, nous allons mieux cibler la partie foliaire, alors qu’avec un pulvérisateur classique, la bouillie se répand partout », indique Frédéric Chabaneau, directeur des vignobles du groupe. Non négligeable quand on est entouré d’habitations. Mais pas seulement. « Cet investissement est dans la continuité de notre politique tournée vers le respect de l’environnement », indique Frédéric Chabaneau.

Crédit photo : Clemens

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