LE FIL

Salon de l'Agriculture

Les vins d'Île de France font déguster leurs revendications

Mercredi 25 février 2015 par Alexandre Abellan

Salon de l'Agriculture : les vins d'Île de France font déguster leurs revendications

Estimé à une trentraine d'hectares, le vignoble d'Île de France s'offre cette année son propre stand au Salon International de l'Agriculture (Porte de Versailles). Si les visiteurs peuvent y déguster les cuvées de ce vignoble émietté, il ne leur est permis d'acheter qu'une cuvée (celle de la vigne municipale de Suresnes, les autres cuvées n'ayant pas de statut commercial). Mais ils sont vivement incités à signer la pétition de l'association des Vignerons Franc(ilien)s Réunis (VFR), qui demande la reconnaissance de l'Indication Géographique Protégée Île de France* (sur l'aire parisienne historique, englobant l'Oise, le Soissonnais...) et la création d'un statut propre aux vignes patrimoniales (vignes non commerciales sui generis).

Ne se satisfaisant pas de « la médiocre avancée de l'arrêté du 4 juin 2004 (qui classe les vignes patrimoniales parmi les vignes expérimentales) », Patrice Bersac (le président de VFR) continue de militer pour une révision de la réglementation européenne. Si ces démarches semblent actuellement peu fructueuses, il n'en démord pas, c'est là que se trouve l'avenir viticole français : « ce sont des outils touristiques, culturels et pédagogiques. C'est un moyen d'intéresser les jeunes à la vigne, et à tous les produits que l'on en tire, et le plaisir que l'on en obtient : le vin, les eaux-de-vie, le verjus, les raisins frais/secs, l'huile de pépin... »

 

 

* : Instruite par l'Institut National de l'Origine et la Qualité (INAO) depuis un an, la demande d'IGP Île de France doit prochainement faire l'objet d'une nouvelle commission d'enquête (celle d'avril 2014 ayant jugé la proposition de cahier des charges trop restrictive, plus proche d'une appellation d'origine). Espérant que le dossier aboutisse fin 2015, Patrice Bersac escompte un aboutissement pour les vendanges 2016, « mais je suis habitué à ce que l'échéance soit repoussée d'année en année » constate-t-il, pince sans rire.

 

 

[Photo : Patrice Bersac ce 21 février au salon de l'Agriculture de Paris (stand VFR, Hall 3 G31)]

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