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Vu par le consommateur : le vin bio, entre méconnaissance et reconnaissance

Par Alexandre Abellan Le 19 février 2015
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Vu par le consommateur : le vin bio, entre méconnaissance et reconnaissance
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« La bio poursuit son développement et son rayonnement auprès des Français » claironne l'Agence Bio. Ayant sondé 500 personnes représentatives de la population françaises, son dernier baromètre CSA conclut en effet que « la Bio fait désormais partie des habitudes des Français, qui ne sont plus que 12 % à déclarer ne jamais en consommer (contre 46 % en 2003) », alors que le chiffre d'affaires de l'ensemble de la bio française aurait augmenté de 10 % (à 5 milliards d'euros). Manquant de données spécifiques aux vins bio, cette étude tire un bilan particulièrement positif de la reconnaissance de la démarche bio : « 86 % des Français savent que l’agriculture biologique suit un cahier des charges public précis ». Un satisfecit qui peut être nuancé grâce à la récente étude d'étudiants ingénieurs agronomes de l'AgroParisTech*, qui permet de dresser un portrait de la perception des vins bio par le consommateur. Sansavoir la prétention d'être représentatif (étant réalisé auprès de 339 internautes, à 70 % des étudiants de l'Agro de moins de 25 ans), ce sondage présente des habitudes de consommation de vins proches de l'ensemble de la population française (consommation occasionnelle, achats en grande distribution...). Et malgré une sensibilité à l'agronomie qui pourrait laisser croire à une meilleure entendement de la bio que le reste de la population, il ressort d'autant plus que la consommation de bio reste liée à la connaissance que l'on en a.

Si la perception des vins bio est plutôt bonne (48 % d'avis positifs dans ce panel), il y a aussi une grande part de sondés sans avis (37 % des sondés), expliquant en commentaire qu'ils n'ont pas de connaissances suffisantes sur la démarche pour pouvoir la juger. Dans les raisons expliquant une non-consommation de vins bio, la méconnaissance arrive justement en tête (26 %), suivi par le manque d'habitude (22 %), tandis que l'impact prix serait faible (16 %, même si dans une question distincte, 42 % se disent pas prêts à payer plus cher du vin bio que son équivalent conventionnel, ce taux étant de 63 % pour un produit bio non spécifié). A l'opposé, ceux achetant du vin bio connaissent globalement les enjeux de cette production et en font le moteur de leur consommation. Les raisons d'achat d'un vin bio étant le respect de l'environnement (29 %), sa philosophie (19 %) et un meilleur effet pour la santé (14 %). D'après le baromètre CSA de l'Agence Bio, les consommateurs jugent dans leur ensemble les produits bio « bons pour l’environnement (87 %), bons pour la santé (87 %), ont du goût (84 %), sont des produits qu’on a plaisir à consommer (77 %) et porteurs d’avenir (77 %) ».

A noter que d'après le panel des étudiants parisiens, la consommation de vins bio est plus qu'occasionnelle (6 % en consomment au moins une fois par mois, 51 % jamais). Pour ces sondés, ce sont principalement des fruits et légumes qui sont achetés en bio (65 %). Dans le cas du baromètre de l'Agence Bio, moins de 10 % des sondés achetaient du vin bio, une base trop faible pour être étudiée selon le CSA.

 

 

* : ces élèves sont Philippine Barril-Teillagorry, Simon Devisme, Louise Ecochard, Nina Galliegue, Fleur-Marie Missant et Joshua Slawski.

 

 


 

[Photos : premiers flacons "Bio Vin Solidaire", présentés le 11 décembre 2013 à Bordeaux (Vitisphere)]

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