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L'état critique de l'économie argentine se répercute sur la filière vitivinicole, en net retrait sur
Export : poursuite de l'érosion des expéditions argentines

Par Alexandre Abellan Le 18 février 2015
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Export : poursuite de l'érosion des expéditions argentines
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nlisée dans une crise inflationniste (hausse des coûts de production, taux de change désavantageux...), l'Argentine voit l'érosion de ses expéditions de vins se poursuivre. « Un moment douloureux » à passer estime le dernier rapport de la Rabobank. En 2014, le vignoble a expédié 990 millions de dollars américains de vins et moûts, en baisse de 9 % par rapport à l'an passé. Dans le détail, les expéditions de vins embouteillés n'ont que peu baissé en valeur (-1 % à 735 millions $), augmentant même légèrement en volume (+0,4 % à 1,79 millions d'hectolitres). Elles ont cependant diminué pour la première fois à la destination de leur premier marché (le Royaume-Uni, -7 % en valeur, -6 % en volume). Les vins en vrac sont quant à eux en chute libre : -29 % à 63,4 millions $ et -39 % à 660 000 hl. « Les ventes de bib, de moûts et de vrac ont beaucoup baissé, ce sont les catégories les plus affectées par la perte de compétitivité argentine » explique Juan Carlos Pina (gérant de l'association Bodegas de Argentina), cité par le quotidien El Cronista.

En repli depuis 2012, les exportations de vins argentins pâtissent directement de l'ébranlement de l'économie nationale, symbolisée l'an dernier par une mise en défaut de paiement. Le marché domestique ne se porte pas mieux, et alors que les vendanges débutent, les bassins viticoles commencent à se diviser. Area del vino rapporte ainsi que les gouverneurs des provinces de San Juan et de Mendoza n'ont pas trouvé d'accord fixant le taux de production de moûts en 2015, une première après 20 ans de consensus. Cette brouille survient alors qu'une partie de la filière demande la mise en place d'un prix plancher et que l'Institut National Vitivinicole envisage un blocage de vins en excédent.

 

 

[Photo : Bpdegas Argentinas]

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