LE FIL

Agro-écologie

Les viticulteurs sont les bons élèves de l'agriculture française

Mardi 03 février 2015 par Christelle Stef - La Vigne Vitisphere

Agro-écologie : les viticulteurs sont les bons élèves de l'agriculture française

Les viticulteurs sont, parmi les agriculteurs français, ceux qui mettent le plus de démarches agro-écologiques en oeuvre. C'est ce qui ressort du sondage réalisé par l’institut BVA auprès de 655 agriculteurs. Il révèle que 93 % des agriculteurs sont déjà engagés dans au moins une démarche agro-écologiques et 72 % dans au moins trois démarches. 10 % les ont même déjà toutes mises en oeuvre.

Pour réaliser cette étude, l’institut a présenté six démarches agro-écologiques (limitation des intrants, amélioration de la qualité des sols, préservation des ressources en eau, favoriser le rôle de la faune auxiliaire, recherche d’autonomie en limitant les achats extérieurs et apport de plus de valeurs ajoutées aux productions) à un échantillon d’agriculteurs avant de leur demander lesquelles ils avaient déjà mises en place. Il ressort la limitation des intrants et la préservation des sols sont les deux démarches privilégiées.

Il s’avère en outre que les viticulteurs sont de très bons élèves. Comparé aux autres filières, ils sont plus nombreux à s’être engagés dans des démarches concomitantes. Et, à côté de la réduction des intrants (pour 82 % d’entre eux), de l’amélioration de la qualité des sols (86 %), ils sont aussi très attachés à préserver les ressources en eau (75 %), améliorer la biodiversité (71 %) et à apporter plus de valeur ajoutée à leur production (62%).

Pour mettre en place les démarches agro-écologiques, la plupart des agriculteurs (67 %) ont recours à des échanges d’expériences et/ou à des démarches collectives. 40 % font appel à des pratiques innovantes, comme le biocontrôle, et 33 % à la formation continue. Sur ce dernier point les viticulteurs sont même plus nombreux : 44 %.

Toutefois, certains freins au développement des mesures agro-écologiques ressortent, comme les investissements financiers trop importants, l’augmentation du temps de travail et les contraintes réglementaires.

Ce sondage a été réalisé du 18 décembre 2014 au 7 janvier 2015 par BVA pour le compte du ministère de l’agriculture auprès de 655 agriculteurs représentants tous les secteurs : grandes-cultures, polyculture-élevage, élevage, viticulture, arboriculture-maraîchage, horticulture-pépinière

 

 

 

Crédit photo : Domaine des Souches

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