LE FIL

Cité des Civilisations du Vin

Un premier conseil d'administration bordelais, mais pas que

Lundi 26 janvier 2015 par Alexandre Abellan

Cité des Civilisations du Vin : un premier conseil d'administration bordelais, mais pas que

Reconnue d'utilité publique en décembre, la fondation portant le projet de Cité des Civilisations du Vin vient de se concrétiser ce 23 janvier, avec la tenue de son premier conseil d'administration. Il est d'abord composé d'un collège des trois membres fondateurs du projet (la mairie de Bordeaux, le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux et le Crédit Agricole d’Aquitaine), chacun ayant participé à hauteur de 500 000 euros à la constitution des fonds de réserve de la fondation*. Complété par les collèges des personnalités qualifiées et des amis, le conseil d’administration de la « Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin » se compose aujourd'hui de 12 administrateurs. Pour leur première réunion, les administrateurs ont posé la gouvernance du conseil, élisant Sylvie Cazes à sa présidence et Philippe Massol à sa direction. Tous deux reprennent ainsi les postes qu'ils occupaient dans l'association de préfiguration. « La différence avec une modeste association financée par les collectivités publiques, c'est qu'une fondation d'utilité publique peut collecter des fonds auprès des mécènes » résume Alain Juppé, le maire de Bordeaux qui se trouve à l'initiative de ce projet.

Désigné trésorier de la fondation, Nicolas Gailly (ancien directeur général de la maison Barton & Guestier) a d'ailleurs rapidement souligné qu'il avait « les bras grands ouverts pour les mécènes qui hésitent encore. C'est un projet unique par son ambition et son ampleur, qui est fédérateur pour la production et le négoce de la région, mais aussi pour la filière française et le monde entier. » Nommé vice-président de la fondation en sa qualité de président du CIVB, Bernard Farges revendique d'ailleurs l'aspect universel de la future « cité des civilisations des vins, et je dis bien de tous les vins ! Charge à nous, producteurs locaux, de profiter de l'afflux de visiteurs, mais Bordeaux sera la capitale mondiale des vins. » Il rappelle également que si la cité ne doit pas ouvrir avant le printemps 2016, elle est déjà à un état de chantier bien avancé (le gros œuvre est achevé, la tour a atteint son dernier étage et les escaliers sont en train d'être posés).

Parmi les autres membres de ce conseil d'administration, on trouve au collège des personnalités qualifiées l'œnologue Jean-Claude Berrouet (ancien directeur des vignobles Jean-Pierre Moueix), la notaire Christelle Grandin, le professeur David Khayat (chef du service d'oncologie de la Pitié-Salpêtrière et président honoraire de l'Institut National contre le Cancer), le professeur bourguignon Jocelyne Pérard (fondatrice de la chaire UNESCO cultures et traditions du Vin) et la critique anglaise Jancis Robinson MW. Le collège des amis regroupe Jean-Marie Chardonnier (ancien président du négoce CVBG), le courtier Max de Lestapis (président honoraire de la Fédération Nationale des Syndicats des Courtiers en Vins et Spiritueux), l'agriculteur Jean-François Quenin et l'espagnol Santiago Vivanco (directeur général de la Fundación Dinastía Vivanco).

 

 

* : propriétaire des domaines Clarence Dillon, le prince Robert du Luxembourg a également versé cette somme à la fondation, sans devenir membre fondateur. Faisant partie du « collège des amis », il est nommé président du comité d'orientation culturelle de la fondation.

 

 

[Photos : Aperçu du chantier de la Cité des Civilisations du Vin cet hiver ; Philippe Massol (debout), Sylvie Cazes, Bernard Farges, Alain Juppé, Jack Bouin (directeur général du Crédit Agricole d'Aquitaine et secrétaire de la fondation) et Nicolas Gailly ce 23 janvier, lors d'une conférence de presse à l’Hôtel de Ville de Bordeaux ; Alexandre Abellan (Vitisphere)]

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Marie-Lys Bibeyran Le 26 janvier 2015 à 21:35:09
Au scandale! Le professeur David Khayat (chef du service d'oncologie de la Pitié-Salpêtrière et président honoraire de l'Institut National contre le Cancer) membre du conseil d'administration de la " Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin » Sachant que l'INCA est étroitement lié à l'industrie pharmaceutique, puisqu'il contraint les chefs de service d'oncologie à prescrire leurs essais thérapeutiques comme condition à l'obtention de subventions pour leurs services, industrie pharmaceutique qui pour la plupart fabrique les pesticides....Vous suivez mon raisonnement? Fabricants de pesticides-Cancérologues-Instances viticoles- La boucle est bouclée !
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