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Champagne

La pourriture acide a touché seulement 5% des surfaces

Vendredi 12 décembre 2014 par Aude Lutun La Vigne Vitisphere

Champagne : la pourriture acide a touché seulement 5% des surfaces

La pourriture acide a été largement évoquée lors de l'assemblée générale de l'AVC (association viticole champenoise) le 11 décembre. Il est vrai qu’elle a touché la région cette année. « Ce problème concerne moins de 5 % du volume récolté, tempère Dominique Moncomble, directeur du pôle technique du CIVC (comité interprofessionnel des vins de champagne). Mais il est inhabituel et, surtout, personne ne l'a vu venir ».

Le fait que les grappes étaient compactes, les pluies de l'été et les fortes températures de fin août-début septembre ont favorisé la pourriture acide.

Le CIVC a rappelé l'effet cépage et l'effet région des attaques : le chardonnay, la Montagne de Reims et la Côte des Blancs ont été épargnés. Il a souligné que les parcelles sensibles à la pourriture grise ont souvent été impactées cette année par la pourriture acide.

Les remèdes sont connus : procéder à un effeuillage réfléchi, vendanger tôt, trier à la récolte et enfin se dépêcher de presser puis de lancer les fermentations avec des levures sélectionnées.

« Les températures moyennes en Champagne ont progressé de 1,2 °C en 50 ans, a poursuivi Dominique Moncomble. Il va falloir apprendre à gérer des vendanges chaudes et à raccourcir le délai cueillette-pressurage ».

Quant à la drosophile Suzuki, elle ne semble pas avoir eu, pour l'instant, plus d'effets néfastes que ses consoeurs autochtones.

 

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