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Régulation des plantations

La CNAOC s'impatiente et attend le futur régime national

Mercredi 26 novembre 2014 par Marion Ivaldi Vitisphere - La Vigne

Régulation des plantations : la CNAOC s'impatiente et attend le futur régime national

Les textes européens d’applications de la réforme de la PAC n’ayant pas donné les précisions attendues par la Confédération nationale des appellations d’origine contrôlées (CNAOC), c’est maintenant vers le gouvernement français que les yeux des viticulteurs se tournent. « Nous devons trouver des réponses dans le futur régime national » a insisté Bernard Farges, président de la CNAOC lors de l’Assemblée générale de l’organisation qui se tenait le 25 novembre à Paris. Les producteurs français réclament depuis des mois que soit instauré les conditions d’une « étanchéité entre  chacune des catégories » de vin afin d’éviter le contournement de la régulation de chacune des indications géographiques. L’objectif visé est de garantir que les vins sans indications géographiques ne viendront pas perturber le marché des indications géographiques qui représentent la majeure partie des volumes de vins commercialisés en France. 

Il est notamment question de définir ce qu’est un détournement de notoriété. Ce concept est l’une des contraintes posées par Bruxelles pour encadrer l’octroi des plantations : la notoriété d’une IG ne doit pas être remise en question par des plantations des vins sans indication géographique. Sur le sujet, le nouveau conseiller chargé des filières végétales et des biocarburants du cabinet du ministre de l’agriculture, Sébastien Couderc a formulé une réponse pour le moins sibylline. « Le détournement de notoriété doit s’appliquer au cas par cas » a-t-il indiqué sans plus de précisions. « Il y a une véritable opposition entre nous. Nous souhaitons que ce critère s’applique sur l’ensemble du territoire » glisse Pascal Bobillier-Monnot, directeur de la CNAOC. Le représentant du ministre n'a pas apporté d'autres précisions sur les autres revendications de la CNAOC, en particulier sur la question la gestion de la croissance du potentiel. Bernard Farges souhaite "une croissance équilibrée qui tienne compte des débouchés commerciaux mais aussi de la valorisation des marchés". Il s'agit d'accorder des autorisations de plantation pour les vins sans IG seulement si les revenus des producteurs sont garantis. Le président de la CNAOC a une nouvelle fois souligné que les demandes d'autorisation soient exprimées en région y compris pour les vins sans IG et que le pourcentage de croissance national soit une moyenne des demandes nationales. Cette vision n'est pas partagée par le syndicat du négoce, absent lors de l'AG de la CNAOC.

Le sujet des plantations crispe particulièrement les professionnels. La CNAOC envisage des actions syndicales dans les semaines à venir pour faire la démonstration, le terrain à l’appui, des conséquences néfastes que pourrait avoir un système insuffisamment encadré aux yeux des viticulteurs.

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