LE FIL

Dégustation

Le vin prêt à boire grâce à une machine

Mercredi 19 novembre 2014 par Emilie-Anne Jodier La Vigne - Vitisphere

Dégustation : le vin prêt à boire grâce à une machine

« Nous sommes partis du constat qu’un vin servi dans de mauvaises conditions perd 50 % de ses qualités », raconte Thibaut Jarrousse, l’un des trois associés à la tête de 10-vins. Avec deux associés, il a mis au point D-Vine, une machine qui sert le vin à la bonne température et après l’avoir aéré comme il faut. Son fonctionnement est simple : tout part d’un flacon de 10 cl de vin, plus exactement un tube Wit. La société nantaise connaît bien ce type de packaging dont elle commercialise toute une gamme sur son site internet. La machine, qu’elle a conçue, transfère le vin du tube dans un verre pour le servir sans fausse note. Pour cela, elle décrypte la puce électronique dissimulée dans le flacon et elle en déduit la température de service et l’aération qu’il faut appliquer au vin pour qu’il s’exprime au mieux. Quatre ans de recherche et développement ont été nécessaires pour donner naissance à cette D-Vine, une sorte de Nespresso du vin. « Il a fallu maîtriser le refroidissement du vin en une minute sans le brusquer et l’aération par effet venturi », se souvient Thibaut Jarrousse. Testée auprès des clients, la machine a rapidement plu. « Nous avons eu d’excellent retours. Mais les observations les plus significatives pour nous sont venues des viticulteurs. Ils étaient quelque peu réticents à voir le produit de leur travail passer dans une machine ! ».

« C’est vrai que nous appréhendons toujours les opérations susceptibles de faire perdre du caractère à nos vins, confirme Amélie Neau, vigneronne au Domaine de Nerleux. Mais nous avons trouvé le procédé de la D-Vine assez bluffant. Nous avons goûté la cuvée prestige de notre Saumur-Champigny, élevée en barriques, dont nous vendons la bouteille 14 euros au caveau. C’est un vin que nous conseillons de carafer deux heures avant de le boire. Et nous l’avons trouvé vraiment meilleur une fois sorti de la machine. Nous nous posons même la question d’en acheter une… »

D-Vine n’est pour le moment qu’un prototype. Pour assurer sa mise en production, les trois associés réunissent les fonds via le site de financement participatif Ulule. Une fois commercialisée, la machine sera vendue 299 euros. Si les professionnels sont particulièrement intéressés, Thibaut Jarrousse confie donner la priorité aux particuliers : « Parce que nous avons envie de créer un lien entre le consommateur et le viticulteur. » 

 

Photo : 10-vins

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titouan 44 Le 23 novembre 2014 à 18:09:18
Si cela part d'une très bonne idée, je m'étonne encore que cette jeune entreprise fondée par des étudiants sortis de la grande école de management de Nantes, s'autorisent à utiliser la marque Nespresso pour appuyer leur concept et le valoriser. En tt cas, si cela peut leur apparaitre comme du détail, toute personne avertie au droit des marques et à la propriété intellectuelle sait ce qu'il pourrait en coûter à une entreprise et à son dirigeant de faire usage d'une marque, de la détourner et de s'en servir pour son propre compte. A moins que le groupe Nestlé, propriétaire de la marque Nespresso ne vous ai donné son accord...ce qui me parait bien peu probable...
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