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Internet, un vecteur de communication devenu incontournable pour le vin

Vendredi 16 mars 2012 par Juliette Cassagnes
Article mis à jour le 04/09/2016 17:25:46

Internet devient une source d’informations de plus en plus prisée par les consommateurs et acheteurs de vin. Ils sont en attente croissante d’interactivité avec les vignerons, au travers de leur site internet, ainsi que d'applications liées au vin, avec l’explosion de l’information mobile. Ils sont aussi amateurs de contenus « participatifs » comme les blogs et forums, qui poursuivent leur développement. Etre présent sur Internet, les réseaux sociaux et via les supports numériques, y compris mobiles, est devenu en quelques années une composante clé dans la communication des vins.

Le baromètre « Sowine /Ssi 2012 » mesure tous les ans l’influence des nouvelles technologies – Internet, réseaux sociaux, smartphones, blogs, achats en ligne – sur le comportement des consommateurs de vin en France. L’édition 2012 de cette enquête confirme la tendance observée les années précédentes : Internet devient de plus en plus une source d’information utilisée par les consommateurs français avant leurs achats de vins.

Internet utilisé de manière plus prononcée chez les consommateurs réguliers de vin

En 2012, ce support passe ainsi de la cinquième à la quatrième place des sources d’information utilisée avant d'acheter du vin (20 %), mais reste encore loin derrière « les conseils de l’entourage » (65 %), « les conseils de cavistes » (48 %) et ceux des « professionnels » (22 %). Il se positionne par contre devant les sources « traditionnelles » d’informations que sont les « salons de producteurs », les « guides spécialisés » ou encore les « magazines ». A noter également qu’Internet est utilisé de manière plus prononcée chez les consommateurs réguliers* de vin, occupant chez eux la troisième position des sources d’information utilisées avant l’achat de vin. « Les nouvelles technologies facilitent et démocratisent l’accès à l’information sur le vin et permettent le dialogue et l’échange. Dans un contexte de multiplication des messages, les consommateurs recoupent leurs informations, concentrent leurs sources, privilégient le débat et cherchent le partage, notamment via les réseaux sociaux », commente Sowine.

Parmi les sources d’information disponibles sur Internet, les blogs et les forums occupent une place importante dans le domaine du vin. « En 2012, leur consultation est nettement en hausse, respectivement +10 % et + 8 %, avec des sources principalement françaises et toujours un intérêt soutenu pour la gastronomie (pour 43 % des lecteurs) et le vin (pour 23,5 %) », indique l’agence. Parmi les répondants, ils sont 40 % à fréquenter des blogs ou des forums.

Un déclin de la considération des notes et commentaires provenant des blogs amateurs

Chez les « grands acheteurs* » de vin, le degré d’importance accordée aux conseils et notes est élevé avec 67 % de réponses pour les forums, 62 % de réponses pour les blogs de professionnels ou encore 59 % pour les blogs de particuliers amateurs. Autre tendance relevée : alors que l’importance accordée aux notes et conseils est stable lorsqu’il s’agit de blogs et forums professionnels, on observe un déclin de la considération des notes et commentaires provenant des blogs amateurs.

Parmil les autres sources d'informations disponible sur Internet, les sites internet de producteurs, qui sont également considérés comme « essentiels » par une forte majorité de consommateurs (62 %). Le taux de fréquentation de ces sites par les français n'est par contre que de 18 % mais il passe à 34 % et 38 % chez les grands consommateurs et grands acheteurs*. Ils consultent les sites internet des producteurs pour « trouver de l’information sur la gamme des vins » (78 %), « sur le terroir, le vignoble, l’appellation » (75 %), « les coordonnées du producteur, des lieux de vente » (74%), « les prix des vins » (73%), ou encore « les accords mets/vins » (69 %).

Concernant leurs attentes concernant ces sites, ils accordent avant tour de l’importance à « l’opportunité d’échanger avec le producteur » et aux vidéos (interviews, visite du domaine,…) (voir graphique).


(© Sowine)

« Les consommateurs et acheteurs de vin font preuve d’un intérêt manifeste en matière de contenus web 2.0, réclamant de plus en plus de contenus participatifs et un lien direct avec le vigneron », résume Sowine.

Les achats sur Internet restent encore le fait d’une minorité

Par contre, une minorité des personnes enquêtées utilisent des sites vraiment spécialisés, par exemple de notes de dégustation, de comparateurs de prix ou de gestion de cave en ligne. Concernant les achats proprement dits sur Internet, comme l’an passé, ils restent encore le fait d’une minorité, avec un taux de 12 % de réponses favorables (10% en 2011). Le « profil-type » de ces acheteurs : masculin, urbain et moins de 36 ans. Les sites de producteurs restent le lieu d’achat majoritairement utilisé (57 %), devant les sites de ventes privées – comme venteprivee.com, 1jour1vin.com, etc - (50 %), les cavistes en ligne – comme 1855.com, chateauonline.com, etc - (30 %) et la grande distribution (15 %). Cette minorité d’acheteurs a tendance à de moins en moins acheter sur les sites de cavistes en ligne, dont le taux baisse de façon continue depuis 2010 (voir graphique).


(© Sowine)

En commandant sur ces sites, les Français recherchent avant tout les prix – frais de livraison, sécurité de paiement, promotions, prix - mais leur panier moyen reste supérieur à celui de l’achat habituel.

Les réseaux sociaux dédiés au vin n'ont pas encore trouvé leur place

S'agissant des réseaux sociaux dédiés au vin, « ils n’ont, en France, pas encore trouvé leur place », précise Sowine. La participation sur ces réseaux ne croît en effet pas aussi vite que celle des réseaux sociaux classiques. Parmi les « grands consommateurs » et les « grands acheteurs » enquêtés, ils ne sont en effet respectivement que 5 % et 7 % à posséder un compte sur un réseau social dédié au vin. Concernant la fréquentation des réseaux sociaux généralistes, Facebook reste de loin le principal utilisé (68,8 %) mais Twitter gagne du terrain (9,8 % cette année contre 6,3 % l’an dernier).

Enfin, le baromètre relève une tendance à « un besoin croissant d’accès à l’information en situation de mobilité » - tablettes, smartphones. Ils sont 44 % à en posséder un en 2012 contre 15 % en 2010 et 28 % en 2011, avec la moitié d’entre eux qui l’utilisent quotidiennement. 18 % d’entre eux possèdent une application liée au vin et ils sont encore plus nombreux – respectivement 26 % et 34 % - chez les « grands consommateurs » et les « grands acheteurs » de vin. Ils attendent de ces applications de pouvoir acheter directement leur vin via mobile (27 % des possesseurs de smartphones et 42 % des « grands acheteurs »), des conseils pour choisir son vin directement depuis un rayon, trouver de l’information ou encore avoir des conseils d’accords mets-vins. Ils sont aussi 46 % des possesseurs de smartphones à souhaiter pouvoir accéder aux informations sur le vin depuis un « QR-Code » sur la bouteille. Ce chiffre monte à 58 % pour les grands consommateurs et 62 % pour les grands acheteurs de vin sur internet. 47 % des usagers de sites internet de producteurs de vin souhaitent pouvoir accéder au site depuis leur téléphone mobile.


*Méthodologie : enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de la population française, de 1.200 personnes par un questionnaire en ligne, entre le 1er février et le 6 février 2012, acheteurs et non acheteurs, consommateurs ou non. La population a ensuite été découpée selon leurs actes de consommation et d’achat : 4 sous-groupes de consommateurs : grands consommateurs (acte quotidien ou plusieurs fois par semaine), consommateurs moyens (acte pluri-mensuel), occasionnels (acte quelques fois par an) et non consommateurs. Les acheteurs, même principe : grands acheteurs, acheteurs moyens, occasionnels, non acheteurs.

 

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