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Irrigation de la vigne
Les outils pour mesurer les besoins en eau de la vigne

Par C.Z Le 19 mars 2010
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Les outils pour mesurer les besoins en eau de la vigne
S
i la référence reste encore aujourd’hui la chambre à pression, de nouveaux outils permettant de piloter l’irrigation de la vigne sont apparus ces dernières années.

La référence reste encore aujourd’hui la chambre à pression, mais son coût (4000 €) et sa mise en œuvre rendent cet outil finalement peu manipulable par le vigneron. À l’inverse, la tensiométrie s’est développée ces dernières années. « Il faut compter environ 240 euros le boîtier et 31 euros par sonde », détaillait Jean-Christophe Payan le 1er décembre dernier à l’occasion du Sitevi. Par contre, il faut positionner les sondes sur différences profondeur d’enracinement.

La technique est aujourd’hui connue, présente un coût acceptable et reste simple d’utilisation. Mais elle présente toutefois une réponse hétérogène dans les sols viticoles et rend difficile l’obtention d’une information reproductible. « Néanmoins, il reste intéressant pour le suivi et montre correctement l’influence du millésime. »

Une nouvelle méthode est actuellement proposée par Olivier Jacquet, de la Chambre d’agriculture de Vaucluse : cette méthode dite ‘des apex’ permet de repérer les prémices d’une sous-alimentation. « Nous sommes actuellement en train de mettre des abaques en place. L’intérêt de ce nouvel outil est sa simplicité d’utilisation ; et son revers, sa précision. Mais il est complémentaire des autres outils. Et c’est en interprétant ces trois jeux de données que l’on peut donner une prévision. »
En période de croissance végétative de la vigne, on peut tolérer un peu de contrainte hydrique. Par contre en période de croissance de la baie, la vigilance doit être accrue (© D.R.)

Les grands principes de l’alimentation hydrique de la vigne

Ces outils ne doivent cependant pas faire oublier les grands principes régissant l’irrigation de la vigne. Ainsi, en période de croissance végétative (débourrement à floraison), on peut tolérer un peu de contrainte hydrique. Entre la floraison et le début véraison, la zone de tolérance est plus grande. Par contre, le viticulteur doit faire preuve d’une vigilance accrue en période de croissance de la baie : « pour maximiser cette croissance, mieux vaut être sur une contrainte nulle ! », poursuivait Christophe Payan.

Enfin, de la véraison à la récolte, il est possible de descendre relativement bas si l’alimentation en eau a été correctement menée jusque là. « À véraison, 80% des jeux sont faits, y compris pour la maturité. Par contre, cette période reste très sensible pour les anthocyanes : il convient donc de mener une contrainte hydrique modérée, sinon la synthèse des composés sera réduite. »

Enfin, après récolte, mieux vaut là encore une contrainte nulle, car c’est à cette période que se joue la mise en réserve, utilisée au millésime suivant. Dans tous les cas, l’important est de maintenir l’action de la photosynthèse, même si la croissance végétative est faible.


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