Accueil / / Victoire du lycée de Libourne-Montagne !

Concours Champs et Lycées
Victoire du lycée de Libourne-Montagne !

Par E.M. Le 26 janvier 2010
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin
Victoire du lycée de Libourne-Montagne !
L
es grands gagnants du concours Champs & Lycées sont cette année les élèves du lycée de Libourne-Montagne avec leur projet vigne. Ils ont comparé une parcelle bio avec une parcelle classique, et ils ont également travaillé avec les outils d’aide à la décision contre le mildiou. Et ce dernier leur a donné beaucoup de fil à retordre !


Elodie Bouyer, Amélie De Pizzol, Sébastien Etienne,
Stéphane Bodet et Jean-Baptiste Borinigal
ont monté le projet de A à Z. (© DR) En pleine réflexion sur l’intérêt ou pas d’étendre ses parcelles de vigne bio, le lycée de Libourne-Montagne a participé pour la deuxième fois au concours Champs et Lycées. Une bonne opportunité pour comparer une parcelle bio avec une parcelle conventionnelle et pour tester les outils d’aide à la décision contre le mildiou sur leurs appellations Montagne-Saint-Emillion et Lalande-de-Pomerol. « Nous avons fait à la fois une étude technique et économique, résument les cinq élèves participants. Malheureusement, la pression mildiou a été très forte, notamment à cause de la pluie, donc ce n’était vraiment pas une année propice au bio... »

N’ayant pas le droit d’utiliser de produits systémiques ni de synthèse, ils ont par exemple dû faire 18 traitements, à base de cuivre et de souffre, contre 12 sur la parcelle cultivée de manière conventionnelle… « Et nous avons tout de même eu près de 10 % de perte de rendement sur la parcelle, donc au final nos coûts étaient sensiblement supérieurs », indiquent-ils.

Les élèves ont aussi utilisé les outils d’aide à la décision (Oad) réseau mildiou, Milvit et Epi. « Ils nous ont aidé à mieux raisonner nos traitements, mais nous avons constaté que c’était mieux de les associer pour gagner en efficacité. »

Une réflexion sur le Bio


En plein travail dans les vignes avec leur
professeur, Jean-François Rouillard. (© DR) Cette expérience concrète, « très enrichissante sur le plan viticole et humain » (dixit Amélie De Pizzol), a aussi poussé les étudiants à se poser des questions… « Nous avons dû à la fois conduire la culture, réaliser les études comparatives et sensibiliser le grand public donc nous avons désormais plus de connaissances sur l’agriculture biologique, se réjouit Sébastien Etienne. Je suis convaincu qu’il faut changer les choses pour protéger davantage l’environnement, mais je reste sceptique sur certains points…  »

Un avis partagé par Elodie Bouyer : « Le Bio est une solution mais pas forcément la meilleure. On utilise des produits naturels mais ça ne veut pas forcément dire qu’ils ne sont pas toxiques, et nous avons constaté que c’était difficile de réagir efficacement. Je pense qu’il n’y a pas de système idéal. Le principal est de raisonner au mieux ses cultures et de constamment s’adapter aux conditions. Il ne faut pas s’interdire totalement d’avoir recours à certains produits, mais il faut évidemment essayer d’en utiliser le moins possible. »

Cap sur l’Autriche ?

Tous passionnés par leur futur métier de viticulteur, les élèves ne s’attendaient en tous cas pas à remporter le concours. L’émotion, et un brin de fierté, se lisait sur leurs visages quand ils ont reçu leur diplôme et le chèque de 4.000 € la semaine dernière au Ministère de l’agriculture. « Nous allons sans doute faire un voyage, annonce Jean-François Rouillard, l’enseignant en charge du projet. Nous avons des contacts avec un vignoble autrichien, alors, pourquoi ne pas aller voir leurs méthodes culturales ! »

Pour en savoir plus sur les modalités de ce concours, lire aussi : « Inscriptions ouvertes jusqu’à fin mars ».


Partage Twitter facebook linkedin
Tous les commentaires (0)

Pas encore de commentaire à cet article.
© Vitisphere 2021 - Tout droit réservé