Accueil / Commerce/Gestion / Conjoncture : la situation économique de l’agriculture plus dégradée que celle des exploitations

Sondage Bva/ Terre-net Média (1)
Conjoncture : la situation économique de l’agriculture plus dégradée que celle des exploitations

Par Frédéric Hénin Le 06 janvier 2010
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin
Conjoncture : la situation économique de l’agriculture plus dégradée que celle des exploitations

Graphique 1


(© Bva/Terre-net Média)

Un sondage réalisé auprès de 602 exploitants agricoles par Bva pour Terre-net Média révèle que 84 % d’entre eux estiment que la situation économique de l’agriculture au sens large s’est dégradée ces dix dernières années. Elle s’est vraiment dégradée pour 40,9 % et plutôt dégradée pour 43,4 %. Seuls 5 % des agriculteurs estiment que la situation s’est améliorée. C’est en viticulture que la dégradation est la plus perceptible.

A l’échelle de l’exploitation, la dégradation économique semble être moins perceptible puisque seuls six exploitants sur dix estiment que leur situation s’est détériorée. Et leur perception est moins catastrophique puisque seuls 18,5 % pensent qu’elle s’est vraiment détériorée contre 40,9 % pour l’ensemble de l’agriculture.

 

Graphique 2


(© Bva/Terre-net Média)

 

Dans ces conditions il n’est pas étonnant que pour 31,9 % des exploitants, leur situation est ni moins bonne ni mauvaise que dix ans auparavant (ils ne sont que 10,1 % à le penser pour l’ensemble de l’agriculture).

Les agriculteurs les plus pessimistes sont ceux qui ont été les plus touchés par les crises, les réformes de la Pac, la chute des prix et les hausses de charges. Les exploitants, qui pour une raison ou une autre ne sont pas liés aux soubresauts de la politique agricole européenne et de la conjoncture sont les plus optimistes sur leur situation (44,6 %) mais les plus sceptiques sur celle de l’agriculture en général (54,9 %).

 

Graphique 3
(© Bva/Terre-net Média)

 


Des marges de progrès techniques à explorer

Le développement d’une agriculture durable et compétitive repose sur des solutions techniques « de terrain ». D’où l’importance à accorder à l’innovation et la recherche. Mais c’est aussi en apportant des solutions pour optimiser la gestion prévisionnelle de l’exploitation que les agriculteurs pensent contribuer à leur échelle au développement d’une agriculture durable. A noter en revanche la faible confiance accordée à l’informatique pour atteindre cet objectif.

 

Pour devenir agriculteur référent et donner votre avis inscrivez vous en cliquant ICI.
Voici un témoignage de Joel Sembel, agriculteur dans le 60

- Je trouve les enquêtes très intéressantes.
- Les questions posées me concernaient directement
- L'envie de donner mon avis et de la voir prise en compte
- Pouvoir me rendre compte où je me situe par rapport aux autres éleveurs grâce aux analyses que vous me faites suivre.

 


(1) Réalisé par Bva pour Terre-net Média auprès de 602 agriculteurs
Partage Twitter facebook linkedin
CONTENUS PARTENAIRES
Tous les commentaires (0)

Pas encore de commentaire à cet article.
© Vitisphere 2021 - Tout droit réservé