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Situation du marché viticole
Lait et vin, même combat !

Par Juliette Cassagnes Le 11 octobre 2009
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Lait et vin, même combat !
D
enis Verdier, Président de la Ccvf(*), fait le point sur le marché viticole. Pour faire face à des prix qui restent déprimés, il demande au Ministre un observatoire des marges et la possibilité pour les interprofessions de donner des indications de prix pour les vins. La Ccvf espère par ailleurs une remontée prochaine des cours.


Denis Verdier espère une remontée prochaine des cours, car toutes les "conditions sont réunies" pour que cela se produise (© JC) « Pourquoi, alors que l’offre est relativement équilibrée, on continue d'avoir une tendance baissière lourde, s’interroge Denis Verdier. Nous avons une chute sensible des cours en deuxième partie de campagne, que nous ne comprenons pas. Cela demeure une question sans réponse. Seule la dimension « offre / demande » n’explique pas cette tendance », poursuit celui-ci.

Les vins français qui rencontrent des difficultés à l’export, la crise financière ou le déstockage de la part des négociants ont contribué à cette tendance baissière des cours, selon le président de la Ccvf. Mais pour celui-ci, ce ne sont pas les seules explications. A la fin de la campagne 2009, le chiffre d’affaires vrac des vins de table et de pays étaient en recul de 9% par rapport à 2007-2008, alors que dans le même temps, les prix en Grande distribution ont progressé de plus 14% en valeur pour les vins de pays.

Pourquoi le Ministre hésite-t-il encore ?

La Grande distribution, qui écoule près des trois-quart des volumes de vins en France, serait donc en train d’augmenter leurs marges au dépend de la production : « Il est grand temps qu’il y ait aussi une surveillance des marges de la Grande distribution, par la mise en place d’un observatoire des marges comme pour la filière lait. Nous ne comprenons pas les hésitations du Ministre. Nous avons besoin de la grande distribution sur le marché national, mais nous voulons plus de partage, que les choses soient clairement établies », revendique Denis Verdier. Celui-ci souhaiterait une augmentation d'au moins 10% des prix à la propriété, « le minimum pour retrouver une marge et rééquilibrer nos entreprises ».

La ccvf demande par ailleurs, pour « avoir une meilleure vision des choses », la possibilité d’indiquer d’une manière interprofessionnelle, des indicateurs de prix des vins, « pour éviter des spéculations à outrance » et afin que « la concurrence puisse se faire dans une orientation de prix qui permette un juste partage de la valeur ajoutée ». Ce prix, « recommandé » aux adhérents et caves coopératives, sera le prix « minimum en-dessous duquel il ne faudra pas vendre si l’on veut que la viticulture perdure », résume le Président de la Ccvf.

Compte-tenu de la faible récolte 2009, de sa qualité qui « correspond aux marchés », des niveaux de stocks « normaux », et après discussions avec les principaux opérateurs de la filière, la Ccvf se dit "confiante" et compte sur une reprise des prix dans les mois prochains.


(*)Confédération des coopératives vinicoles de France
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