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Ceps de vignes transgéniques saccagés à Colmar
Un sénateur vert voit rouge

Par Vitisphere Le 08 septembre 2009
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Un sénateur vert voit rouge
L
e sénateur-maire Jacques Muller (Verts) a fermement condamné mardi la destruction volontaire d'un essai OGM sur des ceps de vigne à l'INRA de Colmar, qualifiant cet "acte isolé" de "gâchis humain incommensurable".

Un Alsacien, connu pour son hostilité aux OGM, s'est accusé lundi du saccage de 70 ceps de vigne porteurs de greffes transgéniques à l'unité de Colmar de l'Institut national de recherche agronomique (INRA) (►voir article déjà paru: Vandalisme - Des porte-greffes transgéniques saccagés à l'INRA de Colmar). Ancien militant dans une association anti-OGM, cet homme est connu pour avoir introduit des actions en justice contre des communes ayant pu accepter des greffes transgéniques. Avant de se rendre volontairement au commissariat, il avait déclaré lundi à des journalistes que l'INRA a "un discours mensonger" et avait réclamé "l'organisation d'un débat public".

Un acte isolé et imbécile


L'individu a dû escalader un grillage de trois mètres pour couper les porte-greffes d'un diamètre de trois centimètres, sans doute avec un sécateur  (© Viti-net.com) Le sénateur du Haut-Rhin tient à rappeler son soutien aux "faucheurs volontaires" luttant contre des expérimentations en plein champ "qui transformaient nos campagnes en paillasses de laboratoire". Dans le cas de l'Inra, "on pouvait littéralement parler d'essai OGM +en plein air confiné+, tant la dissémination des gènes et une contamination étaient rendues techniquement impossibles", affirme-t-il. Il dénonce "un acte isolé et imbécile, un gâchis incommensurable qui vient détruire la confiance patiemment construite entre des personnes censées s'affronter et qui avaient su trouver les voies du dialogue".

L'expérimentation, entamée il y a quatre ans, faisait l'objet d'une démarche participative associant chercheurs, vignerons, syndicats agricoles, enseignants, élus et associations. Parmi ceux-ci figuraient l'association pour l'environnement Alsace Nature, une association de consommateurs de Strasbourg, la Confédération Paysanne et l'interprofession des vins. L'essai OGM avait trait au court-noué, une maladie virale présente dans la quasi-totalité des régions viticoles du monde où elle provoque la mort des vignes et rend les terres impropres à la viticulture. Le virus est transmis de cep à cep par un nématode (ver du sol) qui s'alimente au niveau des racines. Les méthodes de lutte actuelles font appel à des produits chimiques très polluants et inefficaces, selon l'Inra.


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