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La parole aux Jeunes agriculteurs
De l'amélioration de la rentabilité des exploitations

Par Frédéric Hénin Le 21 juillet 2009
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De l'amélioration de la rentabilité des exploitations
L
e syndicat Jeunes agriculteurs a présenté au mois de juin des pistes de travail pour améliorer la rentabilité des exploitations, sans avoir recours à l’agrandissement systématique.


William Villeneuve, président de JA.
(© Terre-net Média)

Pour poursuivre le combat pour des prix rémunérateurs, le rapport d’orientation Il transmet, je m’installe : investissons tous dans l’agriculture, approuvé lors du 43ème congrès des Jeunes agriculteurs qui s’est tenu à Saint-Flour (Cantal) en juin dernier, liste un certain nombre de propositions.

Ce combat des prix passe selon JA par une agriculture structurée autour de quelques grands principes : mise en place d’une organisation mondiale de l’agriculture (à l’image semble-t-il de ce que défend le Moma)  chargée d’élaborer des règles pour réguler et organiser les échanges agricoles internationaux mais aussi à l’intérieur des filières.

Et pour que la valeur ajoutée au sein des filières soit partagée au plus juste, JA souhaite que l’observatoire des prix et des marges devienne un réel outil d’alerte pour déclencher des sanctions dissuasives lorsque les marges évoluent de manière inexpliquée.

Mutualiser les risques

Pour favoriser l’emploi salarié et l’installation au dépens de la mécanisation à outrance, pourquoi ne pas envisager une récupération d’une partie des charges patronales sur une ligne de Tva payée.

La rentabilité des exploitations passe aussi, selon JA, par le soutien de projets d’installations diversifiés rendant ainsi les entreprises moins vulnérables aux aléas conjoncturels. JA souhaite aussi que les porteurs de projets, plus vulnérables que leurs ainés, aient un meilleur accès aux outils d’assurance contre les aléas. Le syndicat propose pour cela que les jeunes agriculteurs aient plus facilement accès aux Dpa en créant un fonds abondé par les encours des livrets de développement durable avec un droit à tirage non remboursable d’un montant égal aux conséquences de l’aléa jusqu’au plafond légal.

Enfin, il parait important que l’effort des pouvoirs publics soit plus important pour rendre l’assurance récolte et le fond de mutualisation pour les maladies végétales et animales obligatoires et mutualisés.

Cet article s'inscrit dans une série de parutions portant sur les idées défendues par vos syndicats et vos organisations professionnelles durant l’année

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