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Visite de Nicolas Sarkozy dans le Maine-et-Loire (le discours)
Pas de réduction de crédits au ministère de l’agriculture pour pouvoir financer en 2010 le bilan de santé de la Pac

Par Frédéric Hénin Le 19 février 2009
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Pas de réduction de crédits au ministère de l’agriculture pour pouvoir financer en 2010 le bilan de santé de la Pac
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our préparer la réforme de 2013 avec sérénité, le Président de la République demande à Michel Barnier « d’établir les bases des orientations françaises de la Pac avant la fin de l’année». Voici les principaux temps forts de son discours sur « L’avenir de l’agriculture ».


Nicolas Sarkozy dans la salle des sports de Daumeray,
tenant son discours sur «L’avenir de l’agriculture ».
  (© Terre-net Média) Dans l’attente des décisions du bilan de santé de la Pac (le 23 février prochain) qui s’appliqueront dès 2010, Nicolas Sarkozy a déclaré à Daumeray, jeudi 19 février, où il visitait une exploitation d’élevage que « les conditions économiques de l’agriculture justifient un effort exceptionnel » « en renonçant aux économies prévues pour le budget de 2010 » et vraisemblablemet pour celui de 2011. Il tenait alors un discours dans la salle des sports.

Ainsi, 300 millions d’euros seront disponibles pour financer entre autres la nouvelle prime à la surface fourragère (1er pilier) et pour contribuer au développement de l’agriculture biologique. Ces crédits limiteraient la baisse des aides du premier pilier envisagée pour financer le rééquilibrage des soutiens publics en faveur de l’élevage à partir des fonds dégagés.

Les trois priorités du bilan de santé sont selon le Président:

la mise en place d’un soutien économique renforcé pour l’élevage situé en zones herbagères, une gestion renforcée des risques climatiques et sanitaires une revalorisation de l’indemnité compensatoire de handicap naturel, pour soutenir notamment l’agriculture située de zone de montagne.

Hormis ces 300 millions, le Président n’a pas annoncé comment ses objectifs seront financés. Il n’a pas, du reste, prononcé les termes de « rééquilibrage » ou encore de « convergence » tant entendus.

Une préférence communautaire renouvelée

Le bilan de santé doit toujours selon le Président « engager une sortie progressive des références historiques en consacrant de nouveaux moyens aux objectifs pour la politique agricole commune et à la préparation de la réforme de 2013 ».


Salle des sports comble pour écouter Nicolas Sarkozy.
Au centre au premier rang, Roselyne Bachelot, ministre
de la santé, Michel Barnier, ministre de l’agriculture
et Jean Luc Davy maire de Daumeray et frère de l’agriculteur
rencontré par le Président.  (© Terre-net Média) La Pac « refondée avec méthode en 2010 et surtout en 2013 », sera « plus légitime et prendra appui » sur une préférence communautaire renouvelée reposant sur la promotion de normes sanitaires et environnementales, aussi bien au sein de l’UE qu’à l’Omc. Mais aussi sur :

une gestion des marchés responsabilisant davantage les agriculteurs et les filières un soutien accru à une meilleure organisation des filières un soutien différencié permettant le maintien de l’activité de production dans les territoires fragiles, en particulier en zones de montagnes et herbagères, et enfin un soutien renforcé à l’agriculture de production respectueuse de l’environnement. Les bases de ces orientations françaises de la Pac 2013 seraient établies avant la fin de l’année.
Objectif terres 2020

350 millions pour l’installation « Nous allons accroître en 2009 les financements à l’installation qui atteindront 350 millions d’euros avec l’objectif d’installer 7.000 jeunes par an. Une profession qui ne voit pas de jeunes est une profession qui meurt» (Nicolas Sarkozy).
Jérôme Volle (JA), présent à Daumeray, s’est immédiatement réjoui de cette annonce. Elle donne une lisibilité dans la politique que souhaite conduire le gouvernement dans ce domaine. Le président veut que les positions de la France soient défendues à Bruxelles par des leaders de la politique (faisant probablement allusion à Michel Barnier) et non pas par « des déçus du suffrage universel ». « ll faut une action cohérente pour promouvoir une agriculture de production au niveau européen et international, pour permettre à chaque agriculteur de vivre du fruit de son travail et enfin pour aider l’agriculture à répondre aux attentes de la société.» Cette politique répondra ente autres aux objectifs d’assurer la sécurité alimentaire des 500 millions consommateurs européens ou encore, de contribuer à la lutte contre les changements climatiques.

Pour réduire la dépendance énergétique des exploitations agricoles, pour maintenir les surfaces en herbe et pour développer des pratiques respectueuses de l’environnement, Michel Barnier a du reste présenté jeudi soir son plan « Objectif terres 2020 » comportant 60 mesures. Ce plan constituera les fondations d’un nouveau modèle de l’agriculture écologique et rentable.


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