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Aquitaine, Charentes
De l'eau, du gel, de la grêle, et encore du mildiou !

Par Juliette Cassagnes Le 04 juillet 2008
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De l'eau, du gel, de la grêle, et encore du mildiou !
A
près des épisodes de gel et de grêles, un printemps doux, très arrosé... Une partie des récoltes est déjà compromise, et la situation est rendue compliquée pour les vignerons. Bilan de l'état du vignoble avec Viniflhor et le Bnic.

Comme dans beaucoup d'autres région, l'hiver a été peu rigoureux, marqué par de faibles précipitations, et le printemps instable et pluvieux. Mais plus qu'ailleurs, le vignoble a été touché par le gel et la grêle: le 7 avril, une nuit de gel marquée a endommagé le potentiel de récolte dans l’est de la Gironde. Les 11 et 15 mai, la grêle a touché plusieurs secteurs de façon très localisée sur le bord de Ste Foy la grande et sur Margaux, provoquant jusqu’à 80% de dégâts. La vigne a subi en Lot et Garonne des dégâts de grêle importants mais localisés notamment sur Duras.
Pour les Charentes, les épisodes de gel de début avril ont laissé quelques traces en partie estompées par les seconds bourgeons. Des orages violents se sont également produits au cours du mois de mai heureusement sans occasionner de véritables dégâts. Le mois de mai connaît de forts orages avec des abats d'eau parfois considérables. La grêle touche le vignoble à plusieurs reprises pendant le mois, détruisant ponctuellement la récolte.

Le mois de juin retrouve une pluviométrie plus modérée avec des températures très fraîches pour la saison. La pression du mildiou est forte compte tenu des conditions climatiques et le risque potentiel est plus élevé qu’en 2007. Les intervalles de traitement sont réduits au minimum des préconisations sachant que dans certaines vignes les sols sont gorgés d'eau par endroits entraînant des difficultés de passage et donc, de traitement. Comme l’an passé le climat complique l’application des produits de protection.

Un rendement faible à prévoir

Dans les Charentes, le cycle végétatif est globalement un peu plus en retard par rapport à une année normale. La vigne pousse à un rythme ralenti, peut être du à un excès d'eau dans les sols. L’Ugni blanc suivant les secteurs a démarré sa floraison vers le 12 juin et celle-ci va se terminer pour les secteurs les plus tardifs. Les merlots et sauvignons sont en fin de floraison. La floraison des cabernets sauvignons est quant à elle terminée. Les grappes sont peu nombreuses et annoncent un potentiel de production qui ne devrait pas permettre d’atteindre le rendement maximal. Cela est lié au fait des ceps improductifs (séquelles des maladies du bois), d’un taux de débourrement parfois médiocre, et d’une faible fertilité des yeux.

Pour l'Aquitaine, à la mi-juin, le stade moyen se situe autour de la mi-floraison. La floraison a tendance à durer un peu, avec une fin de fleur sur les merlots précoces du Libournais, Médoc et Castillon, et un tout début de fleur sur les cabernets sauvignons du Médoc et Castillon. La floraison n'a pas encore démarré en Entre-deux-Mers.


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