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Réseau Vitour
Les vignobles du patrimoine mondial travaillent au développement durable

Par Ingrid Proust - Ligérienne de Presse Le 26 mai 2008
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Les vignobles du patrimoine mondial travaillent au développement durable
N
euf vignobles européens inscrits au Patrimoine mondial se sont engagés dans le réseau Vitour à la gestion durable de leurs paysages uniques et à développer l’œnotourisme.


Des outils de communication ont été créés et des circuits d’œnotourisme ont été mis sur pied dans le cadre du projet Vitour. Sur chacun des sites, un circuit de trois jours est proposé à l’adresse des touristes étrangers. Ces circuits comprennent des randonnées dans les vignes, des visites de sites patrimoniaux, des dégustations chez des vignerons et des apprentissages de savoir-faire. Le visiteur pourra notamment , afin de comprendre ce qu’il déguste, assister à un moment phare de la culture de la vigne, comme les vendanges  (© D.R.) Le Val de Loire, la juridiction de Saint-Emilion, la vallée du Haut-Douro au Portugal, la région de Fertö-Neusiedler See en Autriche, la Haute Vallée du Rhin moyen en Allemagne, le parc national de Cinqueterre en Italie, la région de Tokaj en Hongrie : ces sites viticoles aux paysages uniques ont en commun le fait d’être inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco. Depuis 2005, ces régions partagent également un projet commun, celui de travailler ensemble afin de “construire des projets de territoire pour préserver à la fois l’identité de chacun des sites et maintenir une vitalité économique”.

Un moyen de développer l'oenotourisme

Tout est parti en 2003 à l’initiative du vignoble Val de Loire qui adopte la Charte de Fontevraud sur la préservation de l’environnement, du patrimoine et des savoir-faire des hommes. Une charte signée par l’OIV et qui inspire en 2005 la création du réseau Vitour des vignobles du Patrimoine mondial de l’Unesco. “L’idée est de faire du paysage une valeur ajoutée du vignoble, souligne Jean-Max Manceau, président de la commission technique d’Interloire et chargé du dossier Vitour. Quand on leur parle paysage et vin, les gens ont les yeux qui brillent et l’envie d’en savoir plus. Le but de ce réseau est de renforcer la notoriété de tous nos sites et indirectement de veiller à la qualité de nos vins en préservant les paysages. On ne peut pas parler d’impact direct sur les ventes des vignerons mais c’est une carte à jouer. On ne peut pas mettre le logo du Patrimoine mondial sur les bouteilles, c’est une façon détournée d’en tirer parti.”

Financé à 60% par des fonds européens de 2005 à 2007, le projet Vitour a mobilisé un budget de 639.000 euros. Des outils de communication ont été créés et des circuits d’œnotourisme ont été mis sur pied. “Sur chacun des sites, un circuit de trois jours est proposé à l’adresse des touristes étrangers âgés de 35 à 60 ans, explique Myriam Laidet, de la Mission Val de Loire et chargée du projet Vitour. Ces circuits comprennent des randonnées dans les vignes, des visites de sites patrimoniaux, des dégustations chez des vignerons et des apprentissages de savoir-faire, pour que le visiteur comprenne ce qu’il déguste et assiste si possible à un moment phare de la culture de la vigne, comme les vendanges.” Ces circuits sont lancés cette année à titre expérimental.

Former à la culture viticole

Le projet Vitour a aussi donné lieu à la signature par six des vignobles partenaires de la “déclaration internationale des vignobles du patrimoine mondial” sur plusieurs objectifs : mis en réseau des professionnels du vin, du tourisme et des collectivités locales, échanges de bonnes pratiques, mise en œuvre de projets inter régionaux, sensibilisation et formation des habitants et acteurs économiques aux paysages et à la culture viticoles.
Un nouveau projet européen Vitour va être déposé en octobre prochain afin de poursuivre le travail engagé, notamment en terme de promotion, d’œnotourisme et de formations. Car chacun des sites partenaires de Vitour mesure l’impact de l’inscription au Patrimoine mondial et ce que peut apporter Vitour : “la préservation de la variété des vins et leur qualité” par exemple pour Richard Giefing directeur du site de Fertö-Neusiedler See, “l’utilisation des recettes liées au tourisme pour financer la relance de l’activité viticole sur les terres abandonnées” pour Gerolamo Leonardini du site italien de Cinqueterre.

La dynamique de Vitour a d’ailleurs séduit deux nouveaux sites depuis 2007 : l’île de Pico dans l’archipel des Açores et les vignobles en terrasses de Lavaux en Suisse.


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