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Etude Viniflhor
La France sur le podium de la compétitivité mondiale

Par Ingrid Proust - Ligérienne de Presse Le 19 mai 2008
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La France sur le podium de la compétitivité mondiale
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a France se classe au troisième rang en terme de compétitivité, derrière l’Italie et l’Espagne dans l’étude de veille de Viniflhor sur les facteurs de compétitivité sur le marché mondial du vin.

L’Espagne, l’Italie et la France, trois pays historiquement producteurs de vins, sont les plus compétitifs des 15 pays qui représentent 80% de la production mondiale selon l’étude 2007 de veille économique internationale réalisée par Viniflhor et Agrex Consulting.

Troisième cette année avec 597 points, la France est dépassée de peu par l’Italie (598 points) dans cette étude prenant en compte six facteurs de compétitivité (potentiel viticole, conditions agro climatiques, capacité des opérateurs à conquérir les marchés, organisation de la filière et soutiens publics, portefeuille des marchés, environnement macro-économique) et analysant les performances des différents pays, évalués ensuite sur 1 000 points. L’Espagne, première tous domaines confondus, obtient 604 points.

L'Australie, en tête du classement pour la capacité des opérateurs à conquérir le marché

La France n’est classée qu’en 5e position sur le plan du potentiel de production, notamment en raison des rendements. Celui-ci est estimé à 10 tonnes/ha en France (non AOC) par Viniflhor, contre 15,34 t/ha en Afrique du Sud, « où le kilo de raisins revient à 16 centimes, contre 37 centimes en France pour le vin non AOC et 1,44 euro en AOC en 2005 », indique l’étude. Le coût de production à l’ha est évalué par Viniflhor et Agrex Consulting à 2 501 €/ha en Afrique du Sud alors qu’en France il est estimé à 9 365 €/ha pour les vins AOC. « Les viticulteurs français ne pourront pas arriver à des coûts de production comparables à ceux de l’Afrique du Sud : la protection sociale des viticulteurs et de leurs salariés a un coût, les charges liées à la surface ne sont compressibles qu’avec des agrandissements significatifs, les frais généraux sont liés à l’environnement économique/juridique et sont peu compressibles et le diviseur rendement lié à la réglementation impacte fortement le prix de revient d’un kg de raisin », souligne Viniflhor. Le meilleur potentiel viticole selon l’étude revient en 2007 à l’Espagne suivie du Chili et de l’Argentine.


Du côté de la capacité des opérateurs à conquérir le marché, l’Australie se classe à nouveau en tête du classement Viniflhor. Cela grâce à l’existence de groupes puissants et à la présence de ses vins dans différentes gammes de prix, les professionnels australiens proposant désormais des vins plus chers en valorisant leurs régions d’origine. La France pointe à la 6e place : la filière doit encore progresser dans la création de marques, notamment à l’export, et le développement d’opérateurs de taille suffisante pour améliorer ses parts de marché. (© D.R.) La France est classée 4e pour les conditions agro-climatiques, le Chili arrivant en tête, même s’il figure parmi les pays les plus handicapés par la sécheresse aux côtés de l’Australie, de l’Espagne et du Portugal. Les pays du Nouveau Monde présentent également, comme le rappelle Viniflhlor, un risque philloxérique « car la présence de pieds greffés-soudés n’est pas encore systématique ».

Des importations réexportées

En terme de portefeuille de marchés et “de l’équilibre des flux”, l’Italie figure en première position, suivie de l’Argentine et de la France. « En France, 26% de la ressource disponible (production + importation) est exporté, précise Viniflhlor. Le dynamisme commercial des opérateurs français permet d’absorber plus de 5 millions d’hl d’importations destinées en grande partie à la réexportation. De nombreux opérateurs français assurent de l’embouteillage, de l’assemblage pour le compte d’importateurs étrangers. » 

Enfin la France décroche la première place du classement de Viniflhor au sujet du degré d’organisation de la filière et de soutien public. Sans surprise. « La France dispose du budget de communication collective le plus important du monde, indique l’étude. Mais ceci est à relativiser notamment face aux grands groupes du Nouveau Monde et d’Espagne capables d’investir des millions d’euros pour des marques internationales. »


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