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Le budget "vins tranquilles" des ménages reste stable

Par LFr - Viti-net Le 13 décembre 2006
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Le budget
L
a note rassurante de cette étude sur la stabilité du budget accordé aux vins est assombrie par la diminution du nombre d'achat. Les français achètent moins de vins mais augmentent le budget moyen de leur achat. Le vrac en petit volume, comme nouveau conditionnement, et le hard discount, comme nouveau mode de distribution confortent leur place.
Des achats moins nombreux mais plus chers

En analysant les résultats du panel, il est possible de faire plusieurs constats :

• Le nombre de ménage qui achète du vin reste relativement stable depuis plusieurs années.
• En revanche, la quantité moyenne achetée est en baisse, ceci étant corrélé à la diminution du
nombre d’acte d’achat : les ménages français espaceraient donc leurs achats en vins.
• Les achats étant moins fréquents, il semblerait que les ménages y accordent alors un budget plus
important, puisque le prix moyen d’achat est en hausse.
• Tout ceci se vérifie avec la dernière ligne du tableau par une somme moyenne dépensée par ménage en quasi stabilité.

En conclusion, les ménages français achètent mois souvent du vin, en moins grande quantité, mais gardent un budget constant en augmentant le prix des bouteilles qu’ils consomment.

Le budget accordé aux vins étrangers dépassent rarement 1€/litre

En fonction du prix au litre, la répartition des différentes catégories de vins est très variable. Ainsi, les vins étrangers sont surtout présents sur la tranche à moins de 1 €, avec près de 30% des volumes de cette tranche, devant les vins de pays (27%).
La concurrence entre vins de pays et vins de table est visible jusqu’au seuil des 2,5 €. Au-delà, les vins de table n’apparaissent quasiment plus.
En ce qui concerne les Vqprd, une analyse plus détaillée permet de déterminer la répartition suivante :
• Moins de 2,5 €/le litre : 33,6% des volumes (stable par rapport à la campagne précédente)
• De 2,5 à 3,99 €/litre : 32,3% des volumes (en baisse)
• De 4 à 5,99 €/litre : 21,6% des volumes (en hausse)
• 6 €/litre et plus : 12,5% des volumes (en hausse)

Les vins rosés progressent fortement au sein des Vqprd


En 2005, les Vqprd ont représenté 54,7% des achats en volume et 72,9% en valeur, soit une légère  ausse des Vqprd par rapport aux autres catégories en comparaison avec 2004. Mais comme au global les quantités achetées par les ménages sont en baisse, le niveau d’achat des Vqprd par les ménages français recule de 1,6% sur l’année 2005.
Au sein des Vqprd, les vins rouges restent majoritaires avec 63,8% des volumes mais ils marquent un recul au profit notamment des vins rosés. En 2005 ces derniers ont atteint 16,1% des volumes contre 11% en 2000 et même 9% en 1998. Du côté des vins blancs, les chiffres se stabilisent avec 20,1% des volumes, après une tendance à la baisse constatée ces dernières années.
Au niveau des régions, peu d’évolutions sont à constater par rapport à la campagne précédente. La région de Bordeaux conserve la première place en terme de parts de marché malgré une légère baisse (26,9% en 2005 contre 28,3% en 2004).
Au niveau des prix, les appellations de Bourgogne restent les plus chères à 6,72 €/litre en moyenne, et leurs parts de marché ont même légèrement augmenté (de 3,6 à 4,1%).


Bordeaux et Bourgogne restent leaders respectivement en volume et prix moyen (© DR)


Les vins blancs boudent le "petit vrac"

En terme de conditionnements (*), l’analyse peut se faire selon deux entrées:
• Au niveau des couleurs : l’importance des petits condionnements en vrac est  visible pour les vins rosés (21% des volumes) et pour les vins rouges (17,5% des volumes). En revanche, les vins blancs semblent peu marqués par ce nouveau mode de consommation avec seulement 4,5% des volumes.
• Au niveau des catégories de produits : les chiffres ne sont malheureusement pas fournis pour les
Vqprd mais ils sont éloquents pour les Vins de Pays : 39% des volumes sont consommés en vrac (en conditionnement de faible volume), contre 18% des volumes pour les vins de table. Cependant, il est intéressant de noter que chaque année, la hard discount progresse par rapport à la grande distribution, sans trop empiéter sur les autres circuits. Ainsi la part des ventes en magasins spécialisées progresse légèrement tandis que la part des ventes directes à la propriété s’effrite peu à peu.


Le hard discount devient incontournable (© DR)


Source : Résultats du panel Tns Worldpanel. Jusqu’en 2003, ce panel était composé de 5.000 ménages mais en 2004, il est passé à 7.500 ménages. La modification de la taille de l’échantillon apporte plus de précision et de finesse dans l’analyse des données collectées. Elle a également entraîné un retraitement de l’historique de la base de données, ce qui explique les écarts qui peuvent être constatés pour certaines données parues précédemment. (*) Pour le panel, les données sont analysées grâce au code barre des produits. Cette méthode risque de sousestimer les petits circuits de distribution par rapport aux circuits « modernes ».
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