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Récolte 2006
Un potentiel de récolte estime a 53,1 millions d'hectolitres

Par Agreste Le 20 juillet 2006
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Un potentiel de récolte estime a 53,1 millions d'hectolitres
S
elon les prévisions établies au 1er juillet 2006, par le service central des enquêtes et études statistiques (Scees) du ministère de l'agriculture et de la pêche, la récolte 2006 de vin s'élèverait à 53,1 millions d'hectolitres, dont 24,2 en vins d’appellation (Vqprd), 14,8 en vins de pays, 5,3 en autres vins, jus et moûts et 8,8 pour les vins aptes à l'élaboration du cognac.


Les températures basses enregistrées fin mai un peu partout en France ont entraîné par endroit un retard ...(© Viti-net) Les premières prévisions de récolte de l’année 2006 sont très proches de la moyenne. La production totale de vins ne serait en-dessous des volumes moyens des cinq dernières campagnes que de 1 %, et serait du même ordre que la production de 2005.
La production de vins d’appellation serait en légère baisse, de 1 %, par rapport à la moyenne. Celle des autres vins serait en recul de 13 %. Au contraire, la production de vin de pays progresserait de 3 %.
La floraison semble s’être généralement bien passée.
Les températures basses enregistrées fin mai un peu partout en France ont entraîné par endroit un retard souvent rattrapé ensuite grâce aux chaleurs du mois de juin. Avec l’insuffisance des précipitations depuis le début de l’année et des réserves en eau parfois déficitaires depuis l’an dernier, des risques de sécheresse ont été évoqués pour certains vignobles.

Des situations régionales contrastées En Champagne, le développement végétatif est bon. On observe pour l’instant un retard d’une semaine par rapport à l’an dernier en raison de la fraîcheur relative du printemps. En Bourgogne et Beaujolais, la charge des ceps est normale. Des pluies seraient cependant bénéfiques dans le Rhône pour assurer le grossissement des baies. En Bourgogne, la pression du mildiou et oïdium est forte mais semble bien maîtrisée. En Alsace, le nombre de grappes est important, de plus petite taille cette année dans le Bas-Rhin. Le mildiou, localement présent, semble régresser. En Savoie, la charge en raisins est bonne et l’état sanitaire est très bon. La production serait plus hétérogène dans le Jura en quantité comme en qualité, et quelques attaques de mildiou y ont été signalées. Dans le Val de Loire, l’état sanitaire est bon, avec peu de mildiou. La récolte est prometteuse dans le Maine-et-Loire, où la sécheresse devient toutefois un peu inquiétante. La grêle tombée dans le Cher n’aurait pas causé pour l’instant de pertes significatives. Dans les Charentes, le potentiel est bon, il se situerait un peu au-dessus de la moyenne. On compte quelques jours d’avance. Sur le plan sanitaire, les premiers symptômes de Black Dead Arm ont été observés en Charente en juin. Dans le Sud-Ouest, les conditions de floraison ont été globalement bonnes. Des coulures hétérogènes suite au froid tardif de mai ont été signalées dans le Lot-et-Garonne et dans les Landes. La grêle a endommagé localement quelques vignobles tarn-etgaronnais et gersois. L’état sanitaire est variable, avec un oïdium virulent notamment dans le Gers, le Lot-et-Garonne et les Landes. Dans le Bordelais, les pluies de juin couplées aux températures chaudes ont également favorisé le développement du mildiou et surtout de l’oïdium. En Languedoc-Roussillon, la floraison s’est bien passée. Quelques coulures ont été signalées notamment dans les Pyrénées-Orientales. L’absence de pluie inquiète même s’il est trop tôt pour parler de stress hydrique. La pression de l’oïdium est forte. La flavescence dorée progresse sauf dans le Gard. En Corse, le cycle végétatif présente un léger retard, avec une sortie de grappes importante. Un potentiel au-dessus de la récolte 2005 est annoncé. La montée d’oïdium de mai a été moyennement maîtrisée. Dans les autres vignobles du Sud-Est, on n’observe peu ou pas de problèmes sanitaires. Quelques coulures ont touché certaines vignes notamment dans les Bouches-du-Rhône et la Drôme. La baisse de production du Vaucluse est liée à la diminution des surfaces. La sécheresse commence à être vivement ressentie dans la Drôme, et les Bouches-du-Rhône où le mistral accentue les effets du déficit hydrique.

Extrait de la note de conjoncture Vigne d’Agreste, à consulter actuellement en intégralité au format Pdf, en cliquant ici.


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