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Une campagne publicitaire pour les vins du Val-de-Loire interdite en référé

Par Vitisphere Le 10 juillet 2006
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Une campagne publicitaire pour les vins du Val-de-Loire interdite en référé
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ne campagne de publicité pour les vins du Val-de-Loire, jugée trop incitative pour la jeunesse par l'association de prévention de l'alcoolisme (ANPAA) a été interdite lundi par le juge des référés du tribunal de grande instance (TGI) de Paris.

S'appuyant sur les slogans de cette campagne ("enfin des jeunes qui ont du goût", "qui ose dire que jeunesse ne rime pas avec délicatesse ?") diffusée dans la presse magazine, l'association estimait qu'elle avait pour "objectif d'attirer l'attention des jeunes consommateurs", ce qui est interdit par les dispositions de la loi Evin. "Le slogan à double langage qui permet également de considérer que dans le terme +jeune+, il convient d'entendre les jeunes vins du Val-de-Loire, a été choisi fort à propos afin de créer la confusion", avait plaidé le 27 juin l'avocate de l'ANPAA, Me Catherine Giafferi, devant le juge des référés (juge de l'urgence et de l'évidence).

Rejoignant les arguments de l'ANPAA, le juge Louis-Marie Raingeard de la Blétière a estimé que "l'ambiguïté voulue du slogan décrivant, pour un consommateur averti, un mode de vente et de consommation des vins d'Anjou, des caractéristiques gustatives et dans le même temps les qualités d'un consommateur auquel le lecteur est appelé à s'identifier, excède les limites posées par la loi". Le juge a donc interdit à l'Interprofession des vins du Val-de-Loire de poursuivre cette campagne, "sous astreinte de 1.000 euros par infraction constatée". L'Interprofession est également condamnée à payer à l'ANPAA la somme de 4.000 euros au titre des frais de justice.


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