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Phyt’attitude, réseau de toxicovigilance de la Msa : signaler les accidents pour mieux les prévenir

Par Bénédicte Normand Le 16 juin 2006
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Phyt’attitude, réseau de toxicovigilance de la Msa : signaler les accidents pour mieux les prévenir
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râce à son réseau de toxicovigilance, aujourd’hui nommé Phyt’attitude, la Msa recense et analyse les signalements d’accidents survenus lors de l’utilisation de produits phytosanitaires dans le cadre professionnel. Au travers des informations collectées, la Msa tente de mieux cerner les mécanismes d’intoxication afin de mener en amont des actions de prévention. Un réseau dont l’efficacité est basée sur le signalement volontaire des symptômes.

Pensez à déclarez vos symptômes le plus tôt
possible après avoir consulté un médecin si
nécessaire au numéro vert Phyt'attitude.

Le réseau de toxicovigilance de la Msa créé en 1991 centralise les informations sur les accidents et incidents survenus lors de l’utilisation des produits phytosanitaires ou en cas de contact indirect en situation de travail. Le fonctionnement de Phyt’attitude est basé sur le signalement volontaire de symptômes apparus au contact des produits phytosanitaires et ce, quels qu’ils soient et quelle que soit leur importance.

Derrière cette collecte d’information, les objectifs de la Msa sont de mieux cerner les effets indésirables des produits phytosanitaires, d’agir auprès des instances nationales pour limiter les risques en amont et de mener des actions de prévention auprès des agriculteurs. Les analyses de signalements permettent à la Msa d'influer sur la formulation des produits, de faire évoluer les étiquetages, d'améliorer la conception des outils de traitement et des équipements de protection et de participer à l'homologation des produits.

Ces 2 dernières années, 430 dossiers ont été collectés au niveau national. Dans 4/5 des cas, les signalements concernent des salariés. Les exploitants ne réprésentent qu'un dossier sur 7. C'est en vigne et en arboriculture que les intoxications sont les plus fréquentes. Dans 2/3 des cas, la contamination a lieu lors de l'application ou de la préparation. Parmi les applicateurs contaminés, 62% ne portaient pas de gants. En général, les victimes évoquent 2 troubles lors du signalement.  Dans près de 50% des cas, ce sont des symptômes cutanés (irritations, erythèmes, brûlures ou prurit) ou des troubles digestifs (nausées, vomissements, douleurs).


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