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Point de conjoncture
Quel est l'impact de la faible récolte sur le marché en vrac Aop ?

Par Juliette Cassagnes Le 22 avril 2013
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Quel est l'impact de la faible récolte sur le marché en vrac Aop ?
D
ans la plupart des régions, les volumes de vins Aop rouges et blancs sont en baisse, du fait de la faible disponibilité liée à la récolte. Seuls les rosés voient leurs volumes progresser. Les cours moyens de tous les vins sont quant à eux (et sans surprise) en hausse - ou en nette hausse - par rapport à l’an dernier à la même époque.
Bouteilles de vins
Avec une certaine faiblesse des disponibilités à la vente face à une demande présente », de nombreux groupes d’appellations viticoles voient leurs prix moyens progresser, voire s’envoler. (© Terre-net Média) Le dernier Conseil spécialisé FranceAgriMer a été l’occasion de faire le point sur le marché en vrac des vins Aop à mi-parcours de la campagne 2012-2013. « Les données des transactions vracs de vins de France Aoc/Aop communiquées par les organisations interprofessionnelles à fin février 2013 conduisent à observer un léger retrait des échanges cumulés par rapport à la campagne précédente », indique l’établissement public. A l’inverse, « avec une certaine faiblesse des disponibilités à la vente face à une demande présente », de nombreux groupes d’appellations viticoles voient leurs prix moyens progresser, voire s’envoler.

C’est le cas des transactions vracs des appellations rouges de Bourgogne et du Beaujolais, où les cours moyens sont en nette hausse - de 30 à 35 % - par rapport à la campagne précédente à la même période. En raison d’un disponible à la vente en vrac « vraisemblablement » moins important que l’année dernière, les volumes cumulés des transactions sont quant à eux en retrait (- 16 % et - 4 %).

Il en est de même pour les appellations rouges en Bordeaux, Vallée du Rhône, Val de Loire et Bergerac, pour lesquelles les volumes échangés ont aussi diminué. Mais pour ces dernières, la progression des prix reste plus mesurée (+ 5 à + 10 %). « Les échanges des appellations girondines, moins disponibles en volume, apparaissent pour leur part en baisse par rapport à une forte campagne 2011/12 », commente FranceAgriMer.

Au sein des appellations rouges, seules les Aop du Languedoc-Roussillon enregistrent finalement un volume d’échange en forte hausse, atteignant presque + 20 % par rapport à 2011-2012, le prix étant quant à lui en légère progression.


(© FranceAgriMer) Même tendance sur les appellations en Aop blancs : les ventes ne progresseraient qu’en Alsace et sont en baisse sur la Bourgogne et le Val de Loire (Muscadet), toujours en raison de la faiblesse de la récolte. Celle-ci se traduit par une très forte élévation des cours de ces appellations (+ 60 % pour le Val de Loire, + 20 % pour la Bourgogne) par rapport à 2011-2012. Les volumes et prix des Aop en Bordeaux blancs restent par contre stables.

En rosé Aop enfin, la tendance générale est à la hausse, à la fois des volumes et des prix, par comparaison à l’an dernier, et ce, grâce aux Aop de la vallée de la Loire et de la vallée du Rhône. « De manière générale ici aussi, le niveau des disponibilités - en particulier en Provence - et l’importance de la demande sur cette couleur se traduisent par une évolution positive des cours moyens de campagne », commente FranceAgriMer.

L’établissement public a également fait le point sur les ventes de vins Aop en grande distribution, après six mois de campagne. « Le marché des Aop reste stable par rapport aux deux campagnes précédentes, et doit son équilibre aux bonnes performances en volume des vignobles de la Loire (+ 11 %), de la Bourgogne (+ 5,7 %) et de la Provence Corse (+ 3,6 %) qui compensent les pertes des autres régions ».

(© FranceAgriMer)
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