LE FIL

Moins d’herbicides utilisés en quatre ans

Mardi 16 octobre 2012 par J.C.

Le Service régional de l’information statistique et économique (Ssp)de la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de Champagne-Ardenne, vient de publier le résultat de l’enquête sur les pratiques phytosanitaires en viticulture, pour la campagne 2010. La moitié des surfaces viticoles sont désormais désherbées chimiquement, contre les deux tiers il y a quatre ans.
Vignes
Concernant les fongicides, 16 traitements ont été comptabilisés en moyenne, contre 18 en 2006,
soit deux passages de moins. (© Terre-net Média)

Selon le Ssp, le nombre moyen de traitements phytosanitaires en 2010 pour la Champagne viticole a été de 20, contre 22 en 2006 et un nombre moyen de 15 au niveau national.

Concernant les herbicides d'abord, le nombre de passages reste identique, avec en moyenne deux par parcelle environ. La part de surface désherbée chimiquement est passée tout juste en dessous de 90 % contre 97 % en 2006. En 2010, 50 % des vignes sont désherbées exclusivement chimiquement, contre 66 % en 2006, soit 16 points de moins. Le désherbage mixte semble du coup se développer : il représente 38 % en 2010 contre 31 % quatre ans plus tôt. De même que le désherbage mécanique exclusif, qui représente 11 % en 2010 contre à peine 3 % en 2006.

 Part des surfaces désherbées chimiquement, de façon mixte ou exclusivement de façon mécanique.
En 2010, 50 % des vignes sont désherbées exclusivement
chimiquement, contre 66 % en 2006, soit
16 points de moins.(© Ssp - Dgal Champagne Ardenne)

Parallèlement, l’enherbement se développe, avec 18 % des vignes champenoises enherbées de façon permanente, contre 12 % en 2006. Le taux est ramené à 26 % en tenant compte de l'enherbement temporaire (49 % pour la France).

Concernant les fongicides, 16 traitements ont été comptabilisés en moyenne, contre 18 en 2006, soit deux passages de moins, avec 7,9 anti-mildiou, 7 anti-oïdium et 1,7 anti-botrytis. « Sur la campagne 2009-2010, les vignerons ont ainsi répondu que la pression de l'oïdium et du mildiou est restée faible sur 75 % de la surface et, à l'inverse forte à moyenne sur 60 % des surfaces pour celle du botrytis », détaille le Ssp. Les pratiques vertes ou prophylactiques, qui permettent de limiter les pressions maladies – rognage, ebourgeonnage, épamprage, effeuillage, etc - se poursuivent, voire s'intensifient.

Pour les insecticides enfin, le nombre moyen de traitements est de 1,4, soit un chiffre se situant dans la moyenne nationale ; des traitements essentiellement tournés vers les tordeuses de grappe.

L'enquête s'est déroulée du 15 mai au 15 juillet 2011 et portait sur la campagne 2009-2010 débutant après la vendange 2009 et se déroulant jusqu'à la vendange 2010 incluse.

A lire aussi : le bulletin Agreste - bilan des pratiques phytosanitaires 2010 en Champagne


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