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Marché des vins français
Pas de spéculation sur le millésime 2012 annoncé court mais excellent

Par Vitisphere Le 25 septembre 2012
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Pas de spéculation sur le millésime 2012 annoncé court mais excellent
L
es négociants en vins n'ont pas noté de spéculation ni n'attendent de flambée des prix sur le millésime 2012, annoncé en très faible quantité mais d'excellence, dans un contexte économique qui incite selon eux à la prudence.
Les vendanges 2012 devraient être moindre en nombre mais de qualité
Il n'y a pas de spéculation sur les vendanges avec des achats précoces selon les négociants français.  
(© Terre-net Média) « Les premières observations de prix véritables seront faites courant novembre mais l'ambiance n'est pas à l'euphorie et n'incite pas à partir très vite à la hausse sans savoir ce que sera le marché », a expliqué mardi à l'Afp Nicolas Ozanam, délégué général de l'Union des maisons et marques de vins (UMVin) qui regroupe les négociants français.

L'attentisme porte particulièrement sur les « marchés lointains » d'Amérique et d'Asie « où on ne peut se permettre d'à-coups violents et de hausses de prix erratiques », a-t-il insisté. Les exportations représentent 40 % du négoce français, principalement vers le Royaume-Uni (1,2 milliard d'euros en 2011), les Etats-Unis (860 millions d'euros), l'Allemagne (690 M) et la Belgique (500 M), devant la Chine (483 M EUR, + 40 % en volume en un an) et Hong Kong (417 M, + 27 %), a précisé Nicolas Ozanam.

La prudence domine

La profession n'enregistre pas non plus de « spéculation » sur les vendanges, avec des achats précoces, « parce que, quoi qu'il arrive, il n'y aura pas davantage de raisins », a-t-il relevé. Cette prudence est d'ailleurs partagée du côté des vins de Bordeaux, les plus exportés : « Je ne crois pas à une forte envolée », a avancé Allan Sichel qui préside le négoce bordelais, lors d'une conférence de presse.

« Tout le monde est inquiet et prudent dans ce contexte économique : tous ont le souvenir de certaines hausses de prix qui ont conduit à des pertes de marché, d'où la volonté d'être responsable et raisonnable », a-t-il assuré. Malgré la concurrence des vins du nouveau monde, notamment américains ou argentins, « la demande générale ne cesse de croître et la production française reste concurrentielle » pour y répondre, a poursuivi Allan Sichel. « On est bien placés depuis trois ou quatre ans, pas seulement sur les vins de prestige mais aussi sur des vins de trois à cinq euros en rayon », a-t-il insisté.

L'UMVin, nouvelle appellation de l'Association générale des entreprises vinicoles (ex-Agev), réunit environ 650 maisons de négoce représentant 70 % de la production et plus de 95 % du chiffre d'affaires des vins français (18 milliards d'euros), dont 7 milliards à l'exportation, « autant que 86 avions Airbus », note l'organisme.


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