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Comptes prévisionnels de l’agriculture 2011
La situation s'améliore en viticulture

Par Juliette Cassagnes Le 09 janvier 2012
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La situation s'améliore en viticulture
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our la première fois depuis 2007, le résultat moyen des exploitations viticoles devrait être en hausse pour l’année 2011, grâce à la combinaison de trois facteurs : une bonne maîtrise des charges, une conjoncture favorable sur les prix et surtout une bonne récolte. Mais comme souvent, des disparités importantes existent entre les régions viticoles.


L'année 2011 a été marquée par la forte croissance des coûts de
production. (© Terre-net Média)

La Commission des comptes de l'agriculture s’est réunie le 20 décembre à Paris et a communiqué ses prévisions de résultats agricoles pour l’année 2011. Le résultat courant avant impôt (Rcai) moyen des exploitations agricoles françaises pour l’année serait en baisse de 3,6 %, atteignant les 30.200 € (contre 31.400 € l’an dernier).

« L'année 2011 est marquée par la forte croissance des coûts de production, liée à la flambée des cours des matières premières de 2010 et à la hausse continue des prix des produits pétroliers depuis le milieu de l'année 2009, indique Agreste. Cette hausse des coûts des consommations intermédiaires pèse sur le revenu de la plupart des exploitations ».

Parmi les différentes filières agricoles, la viticulture serait la seule qui connaît une nette amélioration de son résultat : celui-ci devrait progresser de 22 % par rapport à 2010 en cumul sur les trois dernières années et atteindre 55.900 € en 2011, rompant avec la tendance baissière observée depuis 2007.

Remonté à 31.400 euros en 2010, le résultat courant avant impôts (Rcai) par actif non salarié des moyennes et grandes exploitations françaises se replie en 2011 à 30 200 euros. En viticulture, il dépasse toujours nettement le revenu moyen de l'ensemble des exploitations. Il se redresse à 55.900 € en 2011 contre 38.600€ l’an passé. En moyenne triennale, le revenu moyen (40 600 euros par actif non salarié) est équivalent à celui du début des années 2000.
Remonté à 31.400 € en 2010, le résultat courant avant impôts (Rcai) par actif non salarié des moyennes et grandes exploitations françaises se replie en 2011 à 30.200 €. En viticulture, il dépasse toujours nettement le revenu moyen de l'ensemble des exploitations. Il se redresse à 55.900 € en 2011 contre 38.600 € l’an passé. En moyenne triennale, le revenu moyen (40.600 € par actif non salarié) est équivalent à celui du début des années 2000. (© D.R.)

Deux explications sont avancées pour justifier l’amélioration de la situation : d’une part le volume des vendanges est plus élevé qu'en 2010, de +11 % : +7 % pour les vins Aop, dont les vins de champagne qui remontent de 24 % après deux années de faible niveau, +16 % pour les vins à indication géographique protégée (Igp), +6 % pour les vins à eaux de vie de Cognac et +17 % pour les Vsig.
« Les récoltes des quatre dernières années ont été particulièrement faibles après l’abondance de 2005 et 2006 », ajoute Agreste.

D’autre part, parce que les prix de toutes les catégories de vins sont orientés en légère hausse sur l'ensemble de la campagne : + 3,5 % pour les vins de Champagne, + 2 % pour les autres catégories de vins (Aop hors champagne, Igp, Vsig). « La relance des exportations françaises de vins (tant en Aop qu'en Igp) initiée en 2010 se poursuit en 2011 », indique Agreste. Les exportations progressent surtout vers les pays tiers, notamment les États-Unis et l’Asie, avec un fort accroissement vers la Chine pour les vins de Bordeaux. « Pour toutes les catégories de vins, les disponibilités en début de campagne 2011/2012 auraient un niveau équivalent, voire plus faible, que le niveau moyen 2005-2010. Dans ce contexte, les prix des vins s'amélioreraient ».

Mais comme toute enquête, les moyennes masquent des disparités. Ainsi, les hausses de prix concerneraient plus fortement les régions de Bourgogne, Alsace et Languedoc-Roussillon, tandis que seuls les Pays de Loire connaîtraient un recul de ses prix.

Concernant l’évolution des charges d'approvisionnement, celles-ci augmenteraient de 6 % en valeur, tirées à la hausse par la forte croissance des dépenses en engrais. « Toutefois, la faible progression des dépenses en produits de protection des cultures (+1,5 %), poste prépondérant des charges, tempère la hausse du coût des consommations intermédiaires ».


 


*Les prochains résultats (« comptes provisoires ») seront publiés à l'issue de la réunion de la Commission des comptes de l'agriculture de la Nation, au mois de juillet 2012.
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