LE FIL

Enrichissement des vins

« Plus jamais ça ! »

Vendredi 25 octobre 2013 par Michèle Trévoux

Enrichissement des vins : « Plus jamais ça ! »

«On ne peut pas continuer comme ça ».C’est le constat unanime que font les organisations professionnelles viticoles (CCVF, CNAOC, les Vignerons indépendants de France et la Fédération des vins IGP) sur la procédure de décision concernant l’enrichissement et la chaptalisation. « La procédure de déconcentration mise en œuvre depuis deux ans a montré cette année ses limites. La gestion de ce dossier a été ubuesque. On est passé près de la catastrophe. La lourdeur du dispositif, les interventions des uns et des autres au Ministère et en préfecture… tout s’est conjugué pour créer une vraie pagaille. Et la façon dont ont été traités les vignerons des Côtes du Rhône, privés de chaptalisation alors qu’ils en avaient besoin cette année, est inacceptable. Nous ne pouvons accepter que des pratiques administratives lourdes et aberrantes nuisent au développement de notre filière », s’insurge Bernard Farges, président de la CNAOC.

«Plus jamais ça », renchérit Michel Issaly, président des Vignerons indépendants de France. « On ne peut pas repartir ce mode de fonctionnement. Il faut retrouver de la sérénité au sein de la profession afin que nous trouvions des solutions pour qu’aucun vigneron ne soit lésé. Nous avons quelques mois devant nous pour faire des propositions ». Boris Calmette, président de la CCVF n’est pas en reste : « La déconcentration des décisions a conduit à une iniquité entre les régions. Comment expliquer que sur un même critère, la disponibilité en moûts concentrés rectifiés (MCR), le préfet du Languedoc-Roussillon et celui du Sud-ouest aient une analyse divergente conduisant l’un à refuser le sucrage à sec quand l’autre l’y autorise ? ».

En réponse à ce mécontentement général, le Ministère de l’Agriculture a annoncé la mise en place d’un groupe de travail sur le sujet. Cette décision a été annoncée par Jérôme Despey lors du dernier Conseil spécialisé « Vins » de FranceAgriMer le 16 octobre dernier. Objectif : dégager des propositions dès le début de l’année 2014, permettant de connaître les règles d’organisation des prochaines vendanges le plus tôt possible. Sacré challenge !

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VOS RÉACTIONS
craoux Le 26 octobre 2013 à 22:14:36
Pourquoi le saccharose serait-il honteux alors qu'on bidouille les jus, moûts et vins avec bien d'autres saloperies concoctées par l'agro-industrie du phyto notamment ? Pourquoi veut-on continuer à nous vendre le "tout raisin" alors que le MCR est une aberration en terme de bilan "carbone" ? Pourquoi nos "chers" représentants professionnels découvrent-ils un peu tard la bêtise du nouveau système déconcentré (ils ont les dossiers, ils ont des équipes et leurs techniciens ... faudrait qu'ils bossent un peu plus peut-être ! Il faut aller aux groupes de travail en ayant réfléchi en "amont" ). Oui, le monde du vin sent le vieux.
guillaume Le 25 octobre 2013 à 21:42:24
Mais à quoi servent les comités de bassin??? et si ce n'était que cela !!! il y a le ban des vendanges une pratique moyenâgeuse confirmant l'incompéténce de tout à chacun de savoir quand il faut vendanger, les capsules rouges bleues, vertes et pourquoi pas jaunes, mauves etc.... le monde du vin sent le vieux et à tout les niveaux, cela transpire à travers nos bouteilles et cela ne risque pas d'attirer de nouveaux consommateurs.
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