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Maladies du bois de la vigne

à la recherche de moyens de lutte et de contrôle

Mercredi 31 juillet 2013 par Vitisphere

Maladies du bois de la vigne : à la recherche de moyens de lutte et de contrôle

Dans le souvenir du vigneron, le millésime 2012 ne se résume pas à de faibles quantités de vins (mais de grandes qualités, toutes les interprofessions vous le diront). Cette année aura été particulièrement compliquée au vignoble, notamment avec une forte expression des maladies du bois. D'après les observations du Groupe de Travail Maladies du Bois (FranceAgriMer), « 2012 s'inscrit assurément au titre des années à fortes expressions telles 2006, 2007 » : eutypiose sur ugni blanc dans les Charentes, esca et le black dead arm sur savagnin et trousseau dans le Jura... Cet observatoire conclut que les vignes présentent une sensibilité maximale à l'esca et au Black Dead Arm entre 12 et 18 ans (pour en savoir plus, cliquer ici).

Les Journées sur les Maladies du Bois (se tenant en mars dernier à Angers) ont été l'occasion de faire le point sur les recherches en cours, notamment des modèles d'initiation et d'expression de ces maladies de dépérissement. La prophylaxie étant à ce jour la principale solution envisagée aux maladies du bois, ces rencontres sont revenues sur les pistes de protection des plaies de taille. A Purpan, les travaux sur l'utilisation de l'eau ozonée (O3) se poursuivent, afin de juger de ses propriétés fongicides sur un champignon lié à l'esca (Phaeacremonium aleophilum). Les travaux de l'IFV n'ont quant à eux pas jugé efficaces les préparations de champignon Trichoderma.

En amont du vignoble, les essais à la pépiniére de greffe en vert sont en cours d'évaluation et présenteraient des résultats encourageants. Selon les chercheurs IFV, "c'est la première obtention de plants sans les champignons associés aux maladies du bois". Si les plants traités à l'eau chaude ne contiennent pas de champignons liés aux maladies du bois, l'IFV n'a pas noté d'effet "positif ou négatif, au moins sur les quatorze premières années". Chercheurs au Laboratoire Synthèse et Réactivité des Substances Naturelles (Université de Poitier), Jean-François Chollet et Françoise Rocher travaillent également sur des moyens de lutte par traitement folaire, faisant des essais sur des molécules fongicides mobiles (phénylpyrroles).

L'Unité Santé et Agroécologie du Vignoble (INRA de Bordeaux) a également présenté les résultats d'observations de 700 pieds infectés par l'esca entre 2003 et 2008. Publiée l'an dernier, cette étude a relié trois symptômes à l'esca, les nécroses internes du bois étant liées par un même symptôme vasculaire aux dégâts sur feuille (décoloration et desséchement). La « décoloration orangée du bois externe » devient ainsi une troisième observation témoignant de l'esca.

 

[Source : Techniloire, bilan des journées 2013 sur les maladies du bois ; Photo : Ministère de l'Agriculture/IFV]

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