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Enquête chinoise anti-dumping : les exportateurs de vins ont une poignée de jours pour s'enregistrer

Par Alexandre Abellan Le 04 juillet 2013
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Enquête chinoise anti-dumping : les exportateurs de vins ont une poignée de jours pour s'enregistrer
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ormellement ouverte depuis ce lundi, la procédure antidumping du Ministère Chinois du Commerce vient de lancer une véritable course contre la montre pour la filière européenne du vin. Dans une lettre commune aux exportateurs français de vins en Chine, les ministères de l'Agriculture et du Commerce Extérieur annonce que « si vous exportez vers la Chine, vous devez entreprendre dès à présent un certain nombre de démarches pour préserver au mieux vos intérêts ». Jusqu'au 20 juillet, les entreprises ayant expédié depuis 2009 tout type de vins vers la Chine (y compris par transits à Hong Kong ou Singapour) peuvent s'enregistrer auprès du Ministère Chinois du Commerce pour se déclarer « parties intéressées ». Cette coopération avec les autorités chinoises permettrait d'obtenir un statut privilégié, avec des droits moins élevés si les taxations douanières sont relevées.

Les ministères précisent que les droits pour les entreprises ne se déclarant pas pourraient être « 2 à 8 fois supérieurs aux droits imposés aux parties intéressées ». L'Etat français conseille donc à tous les exportateurs de se mettre en contact avec leurs interprofessions respectives, afin de remplir ces bulletins de déclarations (qui précisent les dates, volumes et valeurs d'exportations). La date de remise de ces formulaires aux interprofessions est fixée au 12 juillet 2013, des conseillers juridiques les validant ensuite. Il est également possible de passer par son importateur chinois, l'inscription se faisant par le BOFT et l'IBII pour le 20 juillet. Une fois enregistrée, une entreprise peut être sélectionnée pour faire partie de l'échantillon qui servira à pondérer un taux de dumping en recevant des enquêteurs chinois.

La procédure a été bien accueillie par les producteurs chinois de vins, qui espérent « accroître leurs parts de marché domestiques » selon le Drink Business (80 % des vins consommés en Chine sont d'origine domestique). Selon les plaignants, les exportateurs européens vers la Chine vendraient leurs vins à un prix inférieur aux coûts de revient, bénéficiant d'un avantage compétitif conféré par les subventions européennes. Cette différence entre les prix de ventes (ou marge de dumping) s'éleverait à 21,5 %. En marge du Conseil d'Administration des Vignerons Indépendants de France, Michel Issaly estimait que « la filière était prise en otage et qu'elle ne pouvait trouver seule des solutions, la Communauté Européenne seule peut intervenir ».

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