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Le Congrès des Vignerons Indépendants se penche sur les maladies du bois

Jeudi 04 juillet 2013 par Alexandre Abellan

Le Congrès des Vignerons Indépendants se penche sur les maladies du bois

Ce début de juillet, Provence rimait doublement avec France. Le Tour y faisait étape, comme les Vignerons Indépendants y tenaient leur Conseil d'Administration décentralisé. Ces 3 et 4 juillet, les représentants des fédérations régionales et départementales affluaient à Fuveau (Bouches du Rhône), autant pour le plaisir de se retrouver que pour aborder les grands sujets d'actualité. Au cœur des préocupations des vignerons, les maladies du bois sont l'objet principal de ces rencontres. Esca, Black Dead Arm et autres dépérissements sont devenus au fil des ans une menace récurrente sur la compétitivitié de l'ensemble des régions viticoles françaises (pour en savoir plus, cliquer ici).

Président des Vignerons Indépendants de France, Michel Issaly veut en faire un enjeu prioritaire, « car chaque année la perte de productivitié se mesure en pourcentage de pieds de vignes atteints, alors que l'on reste incapables de connaître l'origine de ces maladies ou de les soigner. Une bonne nouvelle, c'est que les négociations de la nouvelle PAC permettraient d'utiliser une partie de l'enveloppe de restructuration du vignoble pour les maladies du bois. » Le Conseil d'Administration National des VIF pourrait aboutir à la demande d'allocation d'aides européenes à la restructuration sur les parcelles affectées.

Autre dossier européen évoqué, celui de la vente à distance de petits volumes de vins au sein de l'Union. Question chère aux VIF, la simplification des lourdeurs administratives entre Etats Membres léverait une limite à la libre circulation des marchandises au sein de l'Union Européenne (et un manque à gagner de 300 millions d'euros en France). « La création d'un groupe de travail par la Commission Européenne est une bonne nouvelle » juge Michel Issaly, même s'il ajoute que « les démarches n'aboutiront pas avant 2 à 3 ans ».

Le développement des assurances revenus pour la viticulture est une autre lutte européenne que le président des VIF souhaite mener. Mais pour y arriver il souligne la nécessité de développer le lobbying de la filière. Pour lui, c'est « l'unité qui a permis la victoire sur le dossier des droits de plantation (remplacés par un système d'autorisation), ainsi que sur la question des Droits à Paiement de Base. Chaque Etat Membre gardera la possibilité de doter, ou non, ses vignes de DPB. »

 

[Photo de famille des VIF : au centre, Michel Issaly]

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