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Marchés des vins en vrac : un ralentissement des transactions à plusieurs vitesses

Par Alexandre Abellan Le 21 mai 2013
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Marchés des vins en vrac : un ralentissement des transactions à plusieurs vitesses
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es vendanges 2012 resteront historiquement basses, « les plus faibles de ces 20 dernières années » selon les commentaire du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll (40,6 millions hl, -20 %). Dans ce contexte global (pour ne pas dire mondial), il était attendu que la campagne soit marquée par la faiblesse des volumes disponibles. La campagne 2012-2013 arrivant à son dernier quart, les cours montrent une hausse généralisée. Par rapport aux 9 premiers mois de la précédente campagne, les cours 2012-2013 ont augmenté de 31 % pour les vins de France blancs, de 18 % pour les vins de France rosés, de 14 % pour les vins de France à mentions de cépage rouges, de 9 % pour les IGP rosés, de 7 % pour les IGP rosés... FranceAgriMer note actuellement un ralentissement de l'activité, qui est à nuancer « selon les catégories et couleurs », les vins blancs et rosés restant demandés.

Pour les vins d'appellation, la tendance globale est logiquement au repli des sorties en volume (-5 %) et une hausse de la valeur (+10 %). Les vins blancs du val de Loire connaissent la plus forte chute de transactions (-25 %) pour la plus forte hausse de cours (+65 %). Seul les vins AOC rouges du Languedoc-Roussillon et les vins blancs d'Alsace affichent une hausse notable de leurs sorties (+20 et +12 %), leurs cours n'augmentant que très peu. Témoignant de l'attrait des rosés, les vins de Provence affichent une légère hausse des volumes de transactions et  une hausse des cours.

Pour les vins à Indication Géographique, les résultats sont contrastés selon les couleurs : les transactions de vins rosés arrivent au niveau de la précédente campagne (1,75 million hl) et celles de vins blancs qui sont nettement supérieures ( 1,44 millions hl, +19 %), tandis que celles en rouges sont en repli à 4 millions hl (-5 %). Selon FranceAgriMer, il faut également distinguer les IGP à mention de cépage (stables pour rouges et rosés, en forte hausse pour blancs) et le reste des IGP (retrait pour rouge et rosé, moindre hausse des blancs). Au niveau des cours, il est à noter que le prix moyen des IGP à mention de cépage (+6 % pour rouge/rosé et +4 % pour blanc) a moins augmenté que ceux sans mention (respectivement +10 et +12%).

3,22 millions hl de vins de France ont été échangés à la fin avril (-2 %), essentiellement sans mention de cépage (68 % des volumes). La baisse des volumes est exclusivement dû au repli des transactions des vins de France à mention de cépage (-7 %). Si les volumes du Languedoc-Roussillon sont restés importants, la baisse est notable en Aquitaine. Si les cours sur la campagne montrent des hausses importantes (+11 % pour les rouges-rosés et +31 % pour les blancs), les dernières tendances sont désormais à la baisse.

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