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Sous produits vinicoles

Les chiffres clés des valorisations autres que la distillation

Mercredi 28 novembre 2012 par Alexandre Abellan

Sous produits vinicoles : les chiffres clés des valorisations autres que la distillation

En France, la livraison des marcs et lies aux distilleries est une obligation, sauf dérogation (domaine ne produisant pas plus de 25 hectolitres de vins, producteurs bio...). D'après l'Union Nationale des Distilleries Vinicoles (UNDV), la cinquantaine de distilleries françaises traite en moyenne plus de 850 000 tonnes de marcs et 1,4 millions d'hectolitres de lies chaque campagne (pour un chiffre d'affaires estimé à 100 millions d'euros). Si 400 000 hectolitres d'alcool vinique et 80 000 hl d'eaux-de-vie y sont produites, « les distilleries sont des bioraffineries » pour Claire Douence (directrice de l'UNDV).

Lors d'une conférence du salon Vinitech 2012, elle précisait en effet « chaque année les distilleries produisent 200 000 tonnes de composts normés, 100 000 tonnes de pulpes (compost, alimentation animale, énergie...), 13 000 tonnes de tartrate de chaux, 3 000 tonnes de colorants anthocyaniques... » Responsable du projet sous-produit à l'Institut Français de la Vigne et du Vin, Valérie Lempereur dénombre « comme voies de valorisation autre que la distillation et la valorisation de ces sous-produits : l'épandage sur les vignes et grandes cultures de marc frais, le composatage de marc et de co-substrats, la méthanisation de marcs et co-substrats, la réduction des volumes de lies et bourbes, sans oublier l'extraction d'huile et de polyphénols des pépins ».

Les distilleries françaises traitent chaque année 100 000 tonnes de pépins (contenant en moyenne 16 % d'huile). « 70 % de ces pépins sont valorisés dans l'huilerie » estime Natie Lahitte, chargée de mission environnement à l'Institut des Corps Gras. « Un pépin est un produit fragile, il faut éviter de le stocker trop longtemps, sous peine de dégradations par l'air, la lumière, les variations de témpératures... »Séparés de la pulpe et séchés, ces pépins sont triturés pour produire une huile brute, qui est ensuite raffinée. Annuellement, la production française s'élève à 14 000 tonnes d'huile de pépins de raisins. Pour comparaison la production française d'huiles de tournesol et de colza est de 2 millions de tonnes.

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