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Marché anglais des vins rosés : la niche des AOP françaises

Par Alexandre Abellan Le 04 octobre 2012
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Marché anglais des vins rosés : la niche des AOP françaises
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u Royaume Uni, les festivités estivales (jubilée de la reine Elisabeth II, Jeux Olympiques...) ont surtout bénéficié aux vins pétillants . L’été maussade aura marqué un tassement conjoncturel de la consommation de vins rosés. D’après les panel IRI, sur l’année mobile s’achevant en juin 2012, la consommation de vins rosés tranquilles a ainsi diminué de 4 % par rapport à l’année précédente, atteignant 554 800 hectolitres. Les Etats-Unis sont restés le premier pays fournisseur, avec quasiment 50 % des parts de ce marché. Les pays du Nouveau Monde reste les principaux fournisseurs de ce marché, habitué aux vins rosés clairs et sucrés (les blush wines américains).

Responsable marketing d’Inter Rhône, Olivier Legrand estime « qu’en sommant tous ses vins rosés (AOP, IGP et VSIG) expédiés vers le Royaume Uni, la France ne représente pas plus de 5 % des parts de ce marché ». Si l’on ne considère que les vins d’appellation, les vins rosés français comptent pour 2 % de ces parts de marché. Depuis 2011, ce véritable marché de niche n’est plus dominé par la Provence, mais par la vallée du Rhône. Actuellement, la Provence (première région française productrice de rosés AOP*) représente 20 % des volumes de rosés AOP vendus en Angleterre, contre 40 % pour la vallée du Rhône. En 2011 les ventes de rosés AOP du Rhône avaient augmenté de 60 %, sur l’année mobile se finissant en juin 2012, la croissance est de 36 %. Pourtant Inter-Rhône ne met pas particulièrement en avant ses vins rosés en Angleterre. « Notre slogan anglais est même ‘‘think red, think Côtes du Rhône’’, précise Olivier Legrand. Cette communication orientée sur les vins rouges a conduit à un effet d’aspiration pour toutes nos autres couleurs. Loin d’être un handicap, cette stratégie monochrome crée une attention auprès des distributeurs, qui souhaitent jouer l’effet de gamme dans leurs rayons. »

Le prix de vente moyen d’un rosé AOP du Rhône avoisine les 5,50 £. Ce positionnement en coeur de gamme correspond également aux rosés de la Loire et à ceux de Bordeaux (qui connaissent également une forte croissance). Les vins de Provence sont positionnés sur une gamme supérieure, avec un prix de vente de 7,30 £. Les vins rosés AOP français profitent globalement de l’intérêt des consommateurs pour des profils organoleptiques différents de ceux du nouveau monde, mais Olivier Legrand précise que « la mode anglaise reste axée sur les rosés d’entrée de gamme, ceux américains mais également ceux espagnols ».

 

* : Selon le Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence 3 millions hectolitres de rosés AOP sont produits en France, dont 40 % en Provence, 18 % en Loire et 14 % en Rhône.

 

Photo : Vinopole

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