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Marché belge : les vins tranquilles français résistent mieux que les effervescents

Par Egmont Labadie Le 30 mai 2012
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Marché belge : les vins tranquilles français résistent mieux que les effervescents
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elon une récente étude de France Agri Mer, le marché belge des vins a connu depuis 5 ans une croissance de 3% par an en moyenne, mais une baisse de 1% l’année dernière.

La consommation des vins tranquilles est estimée à 2,4 millions d’hectolitres, à 65% à domicile et 25% en Café Hôtel Restaurants (CHR). Elle se répartit à égalité entre partie flamande et wallone (avec Bruxelles), mais elle est un peu différente dans les deux régions, surtout pour les vins français, qui ne constituent que 50 % du marché en Flandres, contre 66 % en Wallonie. Au total, la France représente 57 % du marché belge, devant l’Italie (8,8), le Chili (8,3) et l’Espagne (7,7).

Depuis dix ans, le marché belge a été marqué par la baisse de la part des VQPRD (38 % du marché aujourd’hui) et celle des vins de table (8 %), la stabilité des vins de pays (11%), enfin la progression des vins d’autres pays d’Europe (22 %) et du reste du monde (19 %). La partie flamande est plus adepte des blancs (36 % de la consommation) que la partie wallone (22,5 %), l’inverse étant vrai pour le rosé (respectivement 8 et 18,6 % de la consommation).

Les bouteilles occupent 63 % du marché, les Bibs 33 %, une proportion assez semblable dans les deux parties du pays. Les vins tranquilles sont vendus en volume à 62 % en hyper et supermarchés (pour 67 % de la valeur), 27 % en hard discount (pour 19 %), 6 % en supérettes (pour 5 %), et 5% sont réexportés (pour 9% de la valeur). Il est à noter que les vins français sont bien mieux représentés dans la grande distribution classique (6 2% du volume) que dans le hard discount (46 %). Les effervescents sont, à l’inverse des vins tranquilles,  consommés à 60% hors foyer. Le marché connaît une progression sans baisse depuis 2008 (encore +5% en volume et en valeur en 2011).

Mais si les champagnes ont connu une progression en volume depuis 2006 (+12%), les autres effervescents français ont stagné, et ce sont les autres pays qui en ont profité, avec une multiplication des ventes par 3,3 en cinq ans. En conséquence, le champagne est passé de 19 à 11% du marché, les autres français de 37 à 18%, et les autres pays de 43 à 70%. Au sein de ces derniers, le cava représente à lui seul 66% des ventes ! Les ventes de cava représentent aujourd’hui 47% des ventes totales d’effervescents en Belgique. En 2011, le champagne et les effervescents français ont encore perdu du terrain (respectivement –7% en volume et –2% en valeur pour le champagne, -21 et –22% pour les autres français), tandis que le cava progressait de +24 et +30%. La consommation est plus inégalement répartie que pour les vins tranquilles, à 34% en Wallonie et à Bruxelles, à 66% en Flandres, qui est plus touchée par le phénomène « cava » (66% du marché) que la Wallonie (21%), qui reste plus fidèle aux effervescents français (48% du marché, contre 29% en Flandres).

Dans la distribution, les effervescents sont vendus en supermarchés et hyper à 67% en volume et 69% en valeur, 19 et 14% en hard discount, 4 et 5% en supérettes, le reste étant réexporté. La répartition par origines est la même dans la grande distribution classique et dans les discounts.

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