LE FIL

Projet VITI-NEXT

La recherche variétale française veut se projeter dans le futur

Lundi 31 octobre 2011 par Egmont Labadie

Projet VITI-NEXT : la recherche variétale française veut se projeter dans le futur

Pascal Bloy, directeur du pôle national matériel végétal de l’IFV, a présenté le 19 octobre lors de l’assemblée générale de la Fédération Française des Pépiniéristes Viticoles, l’ambitieux projet baptisé VITI-NEXT, récemment présenté au Premier ministre. Il a pour but d’identifier chez une grande variété de cépages les gènes responsables de la qualité du raisin, mais aussi de la résistance aux maladies et à la sécheresse, afin de mieux orienter la création variétale à l’avenir.

 

D’un montant de 45 millions d’euros sur 10 ans, VITI-NEXT est candidat au volet « investissements d’avenir-biotechnologies et bioressources » du grand emprunt, pour un montant de 14 millions d’euros, le reste du financement et les travaux de recherche étant assumés par de nombreux partenaires : INRA de Montpellier, Angers, Bordeaux, Colmar, Dijon, Versailles, Paris, Chambres d’agriculture (départements 26, 30, 33, 64, 71, 84), l’IFV, le CEMAGREF, l’ESA d’Angers, le CTIFL, le CNIV, Intersud de France, le BNIC, le CIVC, des entreprises comme Lallemand, Foulon Sopagly, Pernod Ricard, et bien sûr la FFPV.

 

Dans un premier temps, le projet consistera en l’assainissement de 200 variétés (vinifera, hybrides, porte-greffes) du conservatoire de Vassal, qui donneront lieu à la constitution de parcelles pour environ 500 variétés différentes. Avec des techniques modernes (photo-satellites, caméras), le comportement de ces variétés sera observé, et comparé à leur génome afin d’identifier les gènes de résistance. Le but in fine est créer de nouvelles variétés, en croisant des géniteurs résistants avec des cépages emblématiques comme le chardonnay, l’ugni blanc, la syrah, le merlot, le cabernet sauvignon et le muscat de Hambourg. Ce développement serait possible en 9 ans, au lieu de 18 ans par le passé, grâce à de nouvelles techniques de croisement (dites « haut débit »).

 

Seront également faits des essais de croisement de 30 porte-greffes par 20 variétés de greffons. Le tout sera accompagné d’études de viabilité et d’acceptabilité des nouvelles variétés par les producteurs, mais aussi par les consommateurs. Les objectifs seront précisés au cours du projet non pas par les chercheurs seuls, mais par des groupes de travail les associant aux producteurs. Le coordinateur du projet est Patrice This, de l’INRA de Montpellier.

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