LE FIL

Des anciens légionnaires dans les vignes

Lundi 26 septembre 2011 par Lucile Pinault

Des anciens légionnaires dans les vignes

Au pied de la montagne Sainte-Victoire, quarante hectares de vigne sont vendangés par une centaine d'anciens légionnaires, isolés, malades ou très âgés.
"Vigneron, ce n'est pas un métier de soldat, mais ça l'est devenu", explique à l'AFP le lieutenant-colonel Hervé Jouannic, directeur de l'Institution des invalides de la Légion étrangère (IILE) à Puyloubier. Car chaque euro compte pour préserver cette institution créée en 1954 au moment de la guerre d'Indochine, et qui accueille une centaine de pensionnaires.
N'importe quel légionnaire qui signe un contrat de cinq ans y a droit: "c'est un devoir moral que nous avons envers ces hommes, des étrangers qui ont servi la France avec 'honneur et fidélité' et que les aléas de la vie" (cancers, diabète, démence) conduisent à Puyloubier, explique le lieutenant-colonel.

230 000 bouteilles
60 % des légionnaires encore suffisamment valides travaillent aux cuisines, à la ferme d'élevage ou encore à l'atelier céramique du domaine, qui compte également 600 oliviers.
La vente des 230 000 bouteilles produites en moyenne chaque année au domaine permet d'alimenter "40% du budget" de l'IILE, dont le but est la "réinsertion par le travail".
Bénéficiant de l'appellation d'origine contrôlée (AOC) Côtes de Provence depuis 2008 et de l'expertise de quelques spécialistes venus bénévolement du Bordelais, le vin de la Légion, vendu à la boutique du domaine mais aussi sur internet, a gagné en qualité et permet désormais de "dégager des bénéfices substantiels", estime le lieutenant-colonel Jouannic.

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