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Quebec : James Suckling publie sa sélection de vins de la SAQ

Par Vitisphere Le 04 mars 2011
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Quebec : James Suckling publie sa sélection de vins de la SAQ
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ames Suckling est partout ! Depuis qu'il a quitté le Wine Spectator (pour relire notre brève, cliquez ici), le critique américain a été embauché en Italie (où son arrivée au Gambero Rosso a donné lieu à une contreverse, pour relire notre brève, cliquez ici). Il fait à présent parler de lui au Québec, où il a goûté les vins de la SAQ pour publier sa sélection de flacons sur son site payant.

Or la SAQ a mis de son côté en vente mi-février une sélection des 55 vins ayant obtenu une note de 90 points ou plus auprès du critique qui en a dégusté près de 200 lors de dégustations privées au laboratoire de la SAQ, l'automne dernier.
James Suckling affirme ne pas avoir été payé et la SAQ confirme qu'il « n'a pas été rémunéré pour effectuer ces dégustations et a défrayé lui-même le coût de son voyage à Montréal, incluant le coût du billet d'avion et du séjour à l'hôtel ». Le critique explique que son intérêt réside surtout dans la vitrine qui lui est offerte sur le site Web de la SAQ, où une page spéciale a été créée pour lui avec des liens vers son site. L'américain rappelle qu'il a conclu le même genre de partenariat avec des chaînes privées comme Zachy's et Wally's, aux États-Unis.
« J'ai pensé : où est le plus grand wine shop dans le monde ? La SAQ ! Donc, j'ai parlé avec eux et j'ai dit, j'aimerais faire une dégustation, je ne sais pas, aux trois mois... J'aimerais déguster les spécialités. Je vais déguster à l'aveugle. Vous pouvez utiliser mes notes en français, je vais mettre mes notes en anglais sur mon site », précise-t-il.
Mais d'aucuns auraient préféré qu'il restât prophète en son pays : le québécois Michel Phaneuf, qui publie depuis 30 ans le Guide du vin, s'insurge dans les colonnes de canoe.ca : « La SAQ n'a pas besoin de faire ça. C'est une forme de colonialisme. Un peu comme si l'opinion d'un Américain valait mieux qu'une autre. Il me semble que le Québec, avec tout ce qu'il compte de chroniqueurs spécialisés, critiques et sommeliers, n'a pas besoin de se fier sur l'opinion d'un chroniqueur californien ». Se porterait-il volontaire ? Michel Phaneuf répond non : «Il y a un mélange des genres là-dedans qui me dérange».

[ Source : Canoe.ca ]

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