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Rhône-Provence : l'Avis d'expert de Pascal Laville (INAO) : "Les différentes familles d'un grande région viticole doivent discuter d'orientations d'avenir"

Par Vitisphere Le 25 mars 2010
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Rhône-Provence : l'Avis d'expert de Pascal Laville (INAO) :
P
ascal Laville est Délégué Territorial de l'INAO dans le Sud-Est.

Pourquoi la fusion des bassins Rhône et Provence est-elle problématique ?
Pascal Laville : Au-delà de la question de la couleur, le Rhône étant plutôt rouge et la Provence rosée, il y a une longue et lourde histoire. Jusqu’en 1985, la Provence était rattachée à la vallée du Rhône, avec le même comité régional de l’INAO, c’était Avignon qui pilotait l’ensemble. En 1985, le cordon ombilical a été coupé, et c’est à partir de là que la notoriété provençale a pris de l’ampleur, et que de gros progrès qualitatifs ont été faits. Revenir en arrière aujourd’hui, c’est un peu difficile à accepter pour les Provençaux.

Mais le bassin unique ne présente-il cependant pas des atouts ?
P.L. : Si le bassin viticole provençal autonome consiste à ce que les mêmes que d’habitude se retrouvent autour de la même table pour discuter des mêmes problèmes en trouvant les mêmes solutions, quelles idées nouvelles vont-elles être trouvées ? L’intention du législateur est que les différentes familles d’un grande région viticole discutent d’orientations d’avenir, de segmentation de production. En particulier des rapports entre les AOC et les IGP. C’est un choix difficile, je vis les deux conseils de bassin, mais je pense qu’il faut que les réunions aient du sens, pour que les personnes qui habituellement ne sont pas en confrontation, se retrouvent.

Quel peut être le rôle de l’IGP Méditerranée dans ce contexte ?
P.L. : C’est une IGP dont l’assise est sur la Vallée du Rhône, la Provence et la Corse, elle peut ouvrir la discussion, même si elle est très peu produite dans le Var. Normalement cette IGP devrait être l’indication géographique de tout ce grand bassin, ça réunit déjà de manière évidente Vallée du Rhône et Bouches du Rhône, un peu moins le Var et la Corse, qui se disent « mais nous on pourrait vivre ensemble. » La Corse est dans l’IGP Méditerranée, mais pas dans l’interprofession des vins de pays du Sud-Est, et le Var a l’impression de pouvoir vivre tout seul son IGP (245 000 hectolitres produits en 2008), qui est le vin de pays de département qui se vend le mieux au niveau français, en raison des millions de touristes annuels. C’est un peu une forteresse, j’espère qu’elle n’est pas fragile… De toute façon ils auront toujours le choix de raccrocher Méditerranée.
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