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Conjoncture mondiale : l'écart Production/Consommation se reserre

Par Vitisphere Le 13 mai 2009
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Conjoncture mondiale : l'écart Production/Consommation se reserre
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ompilés sur une douzaine d'année, les chiffres de l'OIV permettent de suivre l'évolution de la production et de la consommation mondiales de vin, et surtout de l'évolution de leur écart, essentielle pour étudier les tendances du marché du vin, notamment en terme de prix.

En 2005, nous avions initié cet exercice et tiré le bilan suivant : "L'écart entre production et consommation paraît très élevé. Il est consommé en partie par des besoins industriels. Compris entre 40 et 45 Millions d’hl, il maintiendra une pression généralisée sur les cours, obligeant les producteurs ou leurs pays à limiter la production de vin. A court terme, les vins adaptés aux besoins des marchés et ayant un bon rapport qualité-prix prendront des parts de marchés." (pour relire notre dossier, cliquez ici)

Production et Consommation de Vin dans le monde (en millions d'Hl)
Source : chiffres OIV

En 2009, après deux vendanges 2007 et 2008 particulièrements faibles (268,4 millions d'Hl en 2007) et une vendange 2008 comprise entre 266,6 (première colonne sur le graphique) et 272,3 millions d'Hl en 2008, selon les estimations, l'écart entre production et consommation est passée d'un niveau tendanciel compris entre 40 et 50 millions d'Hl à un écart inférieur à 25 millions d'Hl (24, 5 en 2007 et entre 29,5 et 23,6 en 2008 selon les estimations).

L'effet nettement conjoncturel des faibles récoltes 2007 et 2008 est identifié. Il est le résultat de conditions climatiques défavorables, avec des accidents de plus en plus courants, aux conséquences catastrophiques, que les producteurs relient au réchauffement du climat (tempêtes inhabituellement violentes, gelées tardives, épisodes de grêles, incendies, secheresse...). Lorsque ces accidents se reproduisent de millésime en millésime, certains opérateurs font le choix de se tourner vers une activité moins marquée par le risque climatique et le tassement conjoncturel de la production pourrait bien s'installer dans le temps si ces mauvaises vendanges incitent les professionnels à arracher. Ce débat sourd en ce moment même en Europe, bien sûr, mais aussi dans le Nouveau Monde, dans plusieurs régions d'Australie, notamment.

A terme, on peut s'inquiéter de la pression sur les prix entraînée par la réduction de l'écart entre production et consommation. A ce titre, le courtier international Daniel Murphy avait estimé l'an dernier dans nos colonnes, "dans cinq ans on va manquer de vin" (pour relire son interview, cliquez ici)
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