LE FIL

Oïdium

La qualité des vins dégradée dès 9% de contamination

Lundi 26 mai 2008 par Vitisphere

À partir de quel seuil, l’oïdium dégrade-t-il la qualité des vins ? C’est ce qu’a voulu clarifier l’ICV, qui, en partenariat avec BASF, a mené un programme de recherche pour mesurer l’impact du champignon sur la qualité du vin et définir des seuils de nuisibilité afin
d’optimiser l’intervention de l’œnologue.
Des micro-vinifications ont été réalisées sur 6 lots de vendanges en 2006 avec des proportions croissantes de grappes touchées : 0%, 8%, 13%, 17% et 30%. Les premières conclusions montrent qu’à partir de 9% de grappes contaminées, la qualité des vins est dégradée. Au-delà de 17% de grappes atteintes, la qualité du vin est fortement altérée : les vins sont jugés amers, desséchants, avec des défauts olfactifs marqués (odeur de moisi, de champignon, disparition des arômes fruités). Pour corriger une partie de ces défauts, l’œnologue doit faire appel à des process de vinification onéreux, occasionnant un surcoût évalué à environ 300 €/ha. Quand la quantité de grappes touchées dépasse 33%, aucun des process de vinification testés n’est capable de produire un vin sans défaut.
Conclusion de l’étude : il est préférable de protéger la vigne en amont : le coût est moindre et la qualité du vin préservée.



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