LE FIL

Arrachage des vignes

Les viticulteurs français font de la résistance

Vendredi 13 janvier 2006 par Vitisphere

A l’exception du Languedoc-Roussillon, l’arrachage n’a pas fait recette contrairement à ce que la crise viticole pouvait laisser penser. A Bordeaux notamment, alors que les collectivités et l’Interprofession avaient abondé la prime, la portant cette année à 15000 € par hectare, les demandes d’arrachage ne portent que sur 1800 ha. L’objectif des 10 000 ha arrachés sur trois ans sera donc difficile atteindre. «Pour un viticulteur endetté, analyse un observateur, l’arrachage n’est pas intéressant, car la prime n’ira pas dans la poche du viticulteur, mais directement à la banque pour le remboursement des emprunts. Le producteur a tout intérêt à garder ses vignes tant que la banque accepte de suivre ». Le vignoble français devrait donc perdre cette année de l’ordre de 16 à 18000 ha soit un peu moins de 2% de la surface totale du vignoble. Une mesure qui aura sans doute peu d’impact sur l’encombrement actuel du marché ! La répartition des demandes d’arrachages par région
Dossiers déposés au 31 décembres 2005. Certains dossiers incomplets seront pris en compte, mais d’autres dossiers non conformes seront ajournés. Ces chiffres ne sont pas définitifs.

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