LE FIL

La CNAOC et l'EGVF solidaires de l'INAO

Vendredi 09 novembre 2001 par Vitisphere

Dans un communiqué commun daté du 7 novembre 2001 et intitulé "L'avenir des appellations d'origine mis en péril par le manque de moyens de l'INAO", que nous publions intégralement ci-dessous, la CNAOC (Confédération nationale des producteurs de vins et eaux-de-vie de vin à AOC) et l'EGVF (Entreprises des Grands Vins de France) dénoncent le manque de crédits accordés à l'INAO par le gouvernement alors que de nouvelles missions ont été confiées à cet organisme au cours des dernières années : A l'heure où le consommateur réclame des repères qualitatifs et alors que les insuffisances du système AOC sont régulièrement soulignées par la presse consommateurs, tous les professionnels membres de l'INAO (viticulteurs, négociants, œnologues, courtiers...) ont aujourd'hui décidé à l'unanimité de ne plus siéger dans les instances de l'Institut (comité national, comités régionaux et commissions d'enquête). Ils dénoncent le manque de moyens de fonctionnement de l'Institut. Ce mouvement ne prendra fin que lorsque le gouvernement prendra les engagements budgétaires nécessaires à l'avenir de l'Institut. Ces dernières années, l'INAO s'est en effet vu doté de nouvelles missions telles que la gestion des IGP¹, sans que la part de financement public n'augmente en proportion pour lui permettre d'assumer correctement ses missions. Soucieux d'assurer la continuité de l'Institut, les professionnels ont donc accepté une nouvelle fois d'augmenter leur participation financière à la condition expresse que le gouvernement s'engage aussi à participer à hauteur de ses responsabilités dans cette dotation supplémentaire au budget INAO 2002. Au cours du débat à l'Assemblée nationale² sur le budget de son ministère dont l'un des objectifs affichés est la promotion de la politique de qualité, le ministre de l'Agriculture n'a pas répondu à cette exigence. Il a repoussé la discussion à de "probables" échéances. Les professionnels attendent de la poursuite des débats budgétaires au Parlement qu'ils permettent au gouvernement de pérenniser le fonctionnement de l'Institut au niveau des missions qui lui sont confiées. Rappel La filière viticole à appellations d'origine représente près de 100 milliards de francs de chiffre d'affaires en 2000, génère 38 milliards à l'exportation, représente le premier poste excédentaire de la balance commerciale agroalimentaire française. Elle rapporte des ressources très élevées au budget de l'Etat. Parmi elles, les droits de circulation représentent 800 millions de francs. Affectés initialement au financement de l'INAO et de la politique de qualité, ils ont été rapidement détournés de leur mission initiale. L'année dernière, les 800 millions ont été affectés au financement des 35 heures. Et cette année, grâce à une méthode de conversion à l'euro contestable, le gouvernement a pris 10 millions de francs supplémentaires à la filière viticole, ce qui correspond à peu près à l'augmentation nécessaire de financement public pour l'INAO. (1) Indication géographique de provenance (2) Le 5 novembre 2001

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