LE FIL

Conférence Vinitech - Vins bio

Mythe ou réalité

Jeudi 30 novembre 2000 par Vitisphere

Daniel Peraldi, vice-président de l'Union des Oenologues de France, a présenté le projet de cahier des charges pour la production de "vin issu d'agriculture biologique", c'est-à-dire la partie oenologie, qui viendra compléter la partie consacrée à la production végétale. Cette dernière existe déjà, c'est pourquoi à l'heure actuelle on parle de vins produits "à partir de raisins issus de l'agriculture biologique". La réflexion liée à la réalisation de ce projet se fait sous l'égide de l'Onivins. Avant toute chose, c'est la réglementation communautaire pour la production de vin qui s'applique. La spécificité du biologique est d'être plus restrictif, notamment sur les produits utilisés au cours de la vinification et de l'élevage. Le cahier des charges comprend les teneurs limites en SO2 pour le vin à la consommation, une liste des produits utilisables sur moût et une liste des produits utilisables sur vin. Un produit peut être interdit sur vin et autorisé sur moût, car s'il est appliqué à ce stade il sera ensuite éliminé avec les lies. Tous les produits issus d'OGM sont interdits. Les produits purs sont toujours préférés à des produits issus de mélange, et la traçabilité au chai est exigée. Une première application de ce cahier des charges a déjà eu lieu en 2000 pour des vins de table, et pourrait être étendu à d'autres catégories de vin dès 2001. L'objectif à terme est d'arriver à une harmonisation européenne. Cette présentation a été étoffée par deux témoignages : Alain Bono, oenologue de la cave de Die, a décrit la démarche de cette coopérative qui produit l'équivalent de presque 10% de sa surface en "bio". Cette orientation a pour objectif le respect de la terre, pour l'expression des terroirs. Elle est issue de la volonté des producteurs, dans une région où l'agriculture biologique est déjà fortement implantée dans d'autres secteurs (plantes médicinales, céréales, élevage). Elle a été facilitée par le mode de vinification local, basé sur l'utilisation des levures indigènes, que l'on cherchait à préserver en limitant les traitements anti-botrytis. Laurence Arnaud, directrice du Château Romanin, dans les Baux de Provence a expliqué les fondements de la biodynamie, dont les principes sont appliqués sur le domaine depuis plus de 10 ans.

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