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Récemment, nous avons eu gain de cause en appel à Nîmes contre les Vignerons de Valréas dans l’affaire dite de l’ « enclave », mais les prévenus se sont pourvus en cassation. Quoiqu’il arrive, les vignerons, leurs instances et l’INAO sont unanimes pour ne pas relâcher la pression. Il ne passe pas une semaine sans qu’un produit, de quelque nature qu’il soit, ne cherche à s’approprier une référence papale dans son nom de marque. Nous sommes astreints à une vigilance constante, et nous nous organisons, comme les vignerons de Cognac et de Champagne. Notre force est d’avoir été formés à bonne école à Suze la Rousse : tels des petits soldats, nous montions à la garde et nous étions prêts.
Cette vigilance s’inscrit dans le contexte plus large et très stimulant du réseau ORIGIN, qui nous relie à d’autres régions viticoles également soucieuses de faire progresser la protection en général. C’est très encourageant d’être ainsi en relation quotidienne ou hebdomadaire avec les meilleurs. Chaque victoire nous renforce tous.
C’est d’ailleurs ce que nous essayons de faire comprendre à nos contradicteurs, surtout lorsqu’ils produisent eux-mêmes de vins des Côtes du Rhône : il n’y a aucune cohérence à attaquer un producteur sud-africain qui produit du Goat du Roam quand on produit soi-même un vin qu’on baptise l’Enclave des Papes.
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