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Vendredi 02 août 2013 - REVUE DE PRESSE

Revue de presse : Le vin à table

C’est une semaine au ras des mots sans lesquels ni la gastronomie, ni la vigne et le vin ne seraient. Plongeons donc dans le hors série du Monde A table !, dans la « deuxième vendange » d’un dictionnaire absurde et impertinent de la vigne et du vin, et dans un oenolexique bilingue qui en plus d’être utile dessine une carte de la viticulture, telle la carte de Tendre. Catherine Bernard
Revue de presse : Le vin à table

Sommaire

A TABLE !

« Si l’époque est aux privations, autant bien manger et participer d’une certaine manière à une nouvelle dynamique économique », conclut Alain Abellard dans l’éditorial du hors série du Monde, simplement baptisé A table ! On se réjouit que le quotidien national juge assez sérieux le sujet pour lui consacrer 100 pages d’articles, d’interviews, d’extraits de textes de livres nous ramenant ainsi à Brillat-Savarin. « Nous sommes ce que nous mangeons ». On y retrouve les chefs incontournables, tel Alain Passard qui dit « travailler le légume comme on élabore un grand cru », et les tendances, manifestement tout aussi incontournables mais mais chaneeantes comme un ciel pommelé :  la « bistronomie », l’engouement pour les « chefs étrangers » qui restent à Paris après leur formation, et la « street food ». On découvre quelques personnages dont on se dit qu’ils valent le détour. Ainsi Frère Jean, « moine cuisinier des Cévennes » qui fait immanquablement penser au compagnon de Robin des Bois, et affirme : « Pour Dieu, il n’y a pas de hiérarchie : une omelette aux truffes peut être aussi sublime qu’une statue du Bernin à Rome …  L’essentiel est ce qu’on a mis dedans, et qu’il y ait du partage ». On rencontre des producteurs de légumes, de viande, de fromage, de pain sans lesquels la cuisine n’existerait pas. Et enfin, à la toute fin, à la manière d’une paire de chaussures qui accessoirise un vêtement, arrive le vin. Et l’on se dit que malgré des siècles d’intimité entre les mets et les vins, le divorce est consommé, contredisant en creux le credo de ce hors-série. L’éloge est bien celui du vin made in France, mais Le Monde y fait entendre les voix d’un Américain, l’écrivain Jim Harrison, et de l’Espagnol Carlos Orta Cimas hôte de la Villa Mas près de Gérone. « Les Français n’hésitent pas à s’y rendre pour accéder à un plaisir trop onéreux chez eux », écrit Laure Gasparetto. Le Français qui incarne le vin dans ce hors série est un collectionneur, Michel Chasseuil. Funèbre.

DICTIONNAIRE À USAGE DU RIRE

En 2010, Jean-Pierre Gauffre, chroniqueur sur France Info, et les éditions Feret proposaient un « petit dictionnaire absurde et impertinent de la vigne et du vin ». Trois ans plus tard, le tandem propose une « deuxième vendange ». On y retrouve pour l’essentiel les mêmes mots, le vocabulaire du vin étant certes grand (800 répertoriés par Martine Coutier dans son dictionnaire de la langue du vin) mais pas extensible. Mais aux définitions, Jean-Pierre Gauffre a ajouté des commentaires « encyclopédiques », toujours dans la veine « impertinente » et « absurde ». Ainsi en dessous de la définition de l’oenotourisme, « bouée de sauvetage de toute une partie de la profession vitivinicole », on lit, non sans sourire : « « L’amateur de vin est un authentique emmerdeur. Au siècle dernier, il se contentait d’acheter du vin et de le boire. Au XXIème siècle, il veut visiter la propriété, entrer dans le chai et dans le cuvier, voir les stocks de bouteilles, ouvrir les placards des produits phytosanitaires, monter sur le tracteur, tirer la moustache du vigneron (…) Et puis quoi encore ? ». Cela en fait un peu plus qu’une réédition, une louche ou un clou de plus dans l’indispensable dérision.

Petit dictionnaire absurde et impertinent de la vigne et du vin, deuxième vendange, Jean-Pierre Gauffre, Editions Feret, 9,90€

DICTIONNAIRE BILINGUE À USAGE PROFESSIONNEL

La même maison d’édition propose, à côté du dictionnaire absurde et impertinent, un « oenolexique » bilingue de 10 000 mots du vin.  Réunis et traduits par d’éminents et sérieux professeurs, Michaël Mariaule et Guillaume Winter, ces mots sont répartis en quatre chapitre qui suivent chronologiquement les différentes étapes du vin (viticulture, vinification, commercialisation, dégustation). Cet oenolexique s’avère  extrêmement utile, mais pas seulement. Lus à la queue leu leu, ces mots et leurs traductions disent quelque chose de la représentation de la vigne et du vin. Ainsi, au chapitre viticulture, les intempéries sont en anglais un simple « bad weather » et le mystérieux dying arm deasase, de plus en plus usité, redevient la hélas familière eutypiose. Le chardonneret/goldfinch, la fourmilière/anthill et le lever du soleil/sunrise côtoient la lutte antiparasitaire intégrée/integrated pest management, qui fait penser à la camisole. Au chapitre commercialisation, on s’amuse de découvrir que le vin doux naturel, souvent raccourci par VDN de ce côté-ci de la Manche et de l’Atlantique, s’avère être un « fortified wine » ce qui est en soi tout un programme de santé ! Quant au vin jaune, il reste le vin jaune. Bel hommage des Anglais au terroir.

Oenolexique, Michaël Mariaule et Guillaume Winter, Feret, 17€

 
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